Et oui, j’ai testé pour vous… le Strip Club américain ! On se devait d’y aller, histoire de voir si c’est comme dans les films américains. Intérêt purement culturel et descriptif.
Nous voilà donc en route pour la périphérie de Gainesville, Abby (qui ne fera que nous conduire, elle était moins emballée
bizarrement), Emanuele, Jérôme, Edilson et moi. Arrivés au Café Risqué (si si c’est le nom du Strip club), nous prenons quelques photos en compagnie des posters kitsch du café et prenons
connaissance des règles de fonctionnement du club : pas de cigarettes, pas d’alcool, pas d’appareil photo, pas de téléphone portable et pas toucher.
On entre d’un pas timide. Le lieu paraît super glauque de prime d’abord. Lumières complètement allumées,
clientèle… comment dire… bizarre. Entre le couple dont le mec mate la strip-teaseuse pendant que la femme lui parle avec un grand sourire, le mec handicapé en fauteuil roulant électrique avec une
belle tête de pervers et des culs de bouteilles en guise de lunettes, le mec gros et très moche qui file des dollars à la fille qui remue ses fesses à 20cm de son visage, le vieux à la table d’à
côté qui se fait tchatcher par une des strip-teaseuses…
On flippe un peu et on s’assoit à une
table (tous du même côté pour regarder un petit peu tout de même). La serveuse nous apporte des boissons et on commence à regarder un peu autour de nous. En fait, il y a des tables un peu
partout, puis d’un côté de la salle, il y a un espace avec une demi-douzaine de poteaux où les strip-teaseuses dansent. Devant les poteaux, on peut s’assoir et s’appuyer sur un comptoir afin de
profiter du spectacle au mieux à condition de glisser des billets de 1$ à intervalle régulier dans la jarretelle de la demoiselle.
Une strip-teaseuse vient à notre table pour nous tchatcher. Je lui demande comment cela se passe pour offrir un lapdance à Emanuele dont l’anniversaire a lieu la semaine prochaine. Vu ses yeux émerveillés, cela nous semble un cadeau idéal. Tarif : 40$ pour 5min et 50$ pour 10min. J’interroge Lele pour connaître sa strip-teaseuse préférée. Je demande ensuite à la stripteaseuse à notre table d’appeler la collègue en question. On se cotise tous pour le cadeau et nous tendons l’argent à la charmante brune qui nous remercie et emmène notre ami dans une petite salle à part.
10 minutes plus tard, Emanuele revient sous le charme de cette étudiante de UF en Nursery (enfin c'est ce qu'elle raconte). On recueille ses impressions sur le vif puis nous nous décidons enfin à nous avancer sur les tabourets proches des poteaux de danse armés de quelques billets. Je vous passe les détails (hum... ma famille lit ce blog). En tout cas les filles sont très mignonnes et se donnent à fond vu qu’elles ne sont rémunérées que par les pourboires, le tout à seulement quelques centimètres de nous... Finalement, au bout d’un moment, nous nous décidons à partir car l’endroit reste tout de même quelque peu malsain (plus que le lieu, ce sont les clients et l’aspect rabattage des strip-teaseuses qui est génant).
Retour en taxi à La Mancha en étant fiers d’avoir franchi le pas et vécu ce moment sympathique tout en permettant à une étudiante de financer ses études. Une bonne œuvre en somme ;).
Une petite église d’un style
curieux surplombe le lac. Je poursuis ma route et passe devant le stade de baseball, des terrains de beach volley, une des salles de musculation devant laquelle j’aperçois des mecs avec des bras
comme mes cuisses, ce qui me met un petit coup de pied dans les fesses de ma fierté…
Ouf, la côte de cette allée me fait mal, mais je peux plus revenir en arrière. J’arrive dans un coin de
l’université que je ne connais pas et je prie pour que mon sens de l’orientation ne me fasse pas défaut. Je vois de grands stades, le stade de football (européen) dont l’équipe féminine fut
championne nationale en 1998. Ah oui, car aux States, le foot est plutôt un sport de nanas… Je passe devant le stade d’athlé, le complexe de piscines, un bâtiment dédié à la Navy où quelques
jeunes s’entraînent dehors à tenir correctement des fusils. Sympa l’Amérique ! Je m’éloigne vite de peur de prendre une balle perdue dans l’oignon (balle pas complètement perdue
donc).
An English article for once! Ok, the problem is that lately, we’ve only been practicing English
with Internationals, at least mostly, which prevents us from really improving our language. Of course I’m not saying that we would rock if we were only speaking to Americans, but I can assure you
that we have to make special efforts so as to understand them and properly speak to them. Not that we suck that much, it’s just that they talk very fast, often with slang, and if you’re not
prepared, you won’t catch any word out of their discussion. We’re doin’ quite well, but still, we have to try hard not to have a damn French accent polluting our speech. This can be done if you
focus enough, some Americans even said I sounded like a British guy, which I take for a compliment since I’ve only been to England once and I barely spoke English there! But still, you get
confused when you order food in a fast food and that the waiter asks you for what you wanna put into your damn sandwich. So you just point at what looks like some kind of vegetable (not too much,
don’t worry) and you pray that it will be his last question because he already thinks you’re a moron. Same when we came out of Walmart last time, some guy asked to see our receipt (to control
that we had paid, which is kinda stupid but Americans have a lot of useless jobs apparently). The guy asked us like 5 times before we understood a bloody word (why would a guy wanna see our
receipt, come on !). He tried to make fun of us saying : “no comprende inglese ?”. No asshole, we’re French, now give me back my receipt and let me go.