Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 17:18

Et oui, j’ai testé pour vous… le Strip Club américain ! On se devait d’y aller, histoire de voir si c’est comme dans les films américains. Intérêt purement culturel et descriptif.

 

Nous voilà donc en route pour la périphérie de Gainesville, Abby (qui ne fera que nous conduire, elle était moins emballée bizarrement), Emanuele, Jérôme, Edilson et moi. Arrivés au Café Risqué (si si c’est le nom du Strip club), nous prenons quelques photos en compagnie des posters kitsch du café et prenons connaissance des règles de fonctionnement du club : pas de cigarettes, pas d’alcool, pas d’appareil photo, pas de téléphone portable et pas toucher. On entre d’un pas timide. Le lieu paraît super glauque de prime d’abord. Lumières complètement allumées, clientèle… comment dire… bizarre. Entre le couple dont le mec mate la strip-teaseuse pendant que la femme lui parle avec un grand sourire, le mec handicapé en fauteuil roulant électrique avec une belle tête de pervers et des culs de bouteilles en guise de lunettes, le mec gros et très moche qui file des dollars à la fille qui remue ses fesses à 20cm de son visage, le vieux à la table d’à côté qui se fait tchatcher par une des strip-teaseuses… On flippe un peu et on s’assoit à une table (tous du même côté pour regarder un petit peu tout de même). La serveuse nous apporte des boissons et on commence à regarder un peu autour de nous. En fait, il y a des tables un peu partout, puis d’un côté de la salle, il y a un espace avec une demi-douzaine de poteaux où les strip-teaseuses dansent. Devant les poteaux, on peut s’assoir et s’appuyer sur un comptoir afin de profiter du spectacle au mieux à condition de glisser des billets de 1$ à intervalle régulier dans la jarretelle de la demoiselle.

 

Une strip-teaseuse vient à notre table pour nous tchatcher. Je lui demande comment cela se passe pour offrir un lapdance à Emanuele dont l’anniversaire a lieu la semaine prochaine. Vu ses yeux émerveillés, cela nous semble un cadeau idéal. Tarif : 40$ pour 5min et 50$ pour 10min. J’interroge Lele pour connaître sa strip-teaseuse préférée. Je demande ensuite à la stripteaseuse à notre table d’appeler la collègue en question. On se cotise tous  pour le cadeau et nous tendons l’argent à la charmante brune qui nous remercie et emmène notre ami dans une petite salle à part.

 

10 minutes plus tard, Emanuele revient sous le charme de cette étudiante de UF en Nursery (enfin c'est ce qu'elle raconte). On recueille ses impressions sur le vif puis nous nous décidons enfin à nous avancer sur les tabourets proches des poteaux de danse armés de quelques billets. Je vous passe les détails (hum... ma famille lit ce blog). En tout cas les filles sont très mignonnes et se donnent à fond vu qu’elles ne sont rémunérées que par les pourboires, le tout à seulement quelques centimètres de nous... Finalement, au bout d’un moment, nous nous décidons à partir car l’endroit reste tout de même quelque peu malsain (plus que le lieu, ce sont les clients et l’aspect rabattage des strip-teaseuses qui est génant).

 

Retour en taxi à La Mancha en étant fiers d’avoir franchi le pas et vécu ce moment sympathique tout en permettant à une étudiante de financer ses études. Une bonne œuvre en somme ;).

Par Jérem
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 21:06

Aujourd’hui (jeudi), je me suis levé avec une belle ambition : courir. Vous vous souvenez de mes premiers articles où j’annonçais fièrement que je courais deux fois par semaine ? Ben ça n’a tenu… qu’une semaine. Depuis, c’est le néant sportif, je regarde impuissant Emanuele aller à la muscu tous les soirs et Jordi passer à l’appart après son footing quotidien. Heureusement, mes camarades français m’épaulent bien dans la paresse : on se lève péniblement à 14h avant de traîner sur le PC pendant une bonne partie de la journée, jusqu’à ce que le soir arrive et son cortège de soirées (que l’on passe à étudier la régulation des marchés financiers).

 

Mais en ce jour de vendredi, un nouvel homme est né. En voyant qu’une nouvelle bosse apparaissait sur mon ventre lorsque j’étais assis, j’ai constaté que celle-ci n’était pas un nouvel abdo… mais un petit bourrelet. Autre signe alarmant, si je saute sur place, mes pectoraux (ou plutôt ma poitrine en l’occurrence) font des vagues de manière inquiétante… Alerte de niveau 2.

 

J’enfile un short, et zou : une heure de jogging. Beaucoup d’étudiants se baladent sur le campus avec des fringues Gators et sont tous en tongs. J’insiste sur ce point car la plupart d’entre vous connaissent ma hantise vis-à-vis de cet objet. Et je n’exagère pas quand je dis que TOUT LE MONDE est en tongs, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il fasse 5°, tous les Floridiens et Floridiennes sont en tongs. Beurk… Je continue d’avancer, je passe devant les cours de tennis où Jérôme fait un tennis avec Thibaud (la première fois quasiment que Jérôme bouge son gros derrière !). Je grille allègrement des passages piétons malgré le gros signe « Don ‘t walk » devant une bagnole de police trop occupée à contrôler un vélo (oui les flics de UF n’ont que ça à faire).

 

Je me rends compte que ce footing va être difficile étant donné mon état de forme actuel… Je sens mes jambes peser lourd, et mon bide qui souffre encore des raviolis ingérés quelques heures auparavant. Je passe devant un bois, je m’engage dans le chemin forestier.

Magnifique endroit pour courir, je suis sur une passerelle à 50cm au dessus du sol qui se faufile entre les arbres, je finis par longer le lac Alice en regardant attentivement dans l’espoir d’apercevoir un alligator mais je n’en vois pas hélas. Le paysage est vraiment génial, je vois de grands oiseaux blancs majestueux posés sur un îlot, je crois même voir un hibou ou une chouette (mais ça me paraît improbable non ?). Une petite église d’un style curieux surplombe le lac. Je poursuis ma route et passe devant le stade de baseball, des terrains de beach volley, une des salles de musculation devant laquelle j’aperçois des mecs avec des bras comme mes cuisses, ce qui me met un petit coup de pied dans les fesses de ma fierté…

 

Malgré cela je continue. J’aperçois des jeunes s’entraînant à faire des passes de football américain pendant que les autres font une foulée rapide pour attraper la balle dans leur course. Cela paraît simple mais rien que pour lancer ce ballon à la con correctement, il faut déjà avoir de bonnes mains (j’ai du mal à le tenir simplement déjà avec mes mains de gnome). Ah tiens, un mec vient de me mettre un vent en me dépassant en courant. Et bim, un petit coup au moral, je l’avais même pas vu venir cet enfoiré… Je commence à revenir sur mes pas car la dernière fois où j’avais traîné dans ce coin… ben je m’étais paumé. Peu après, je me décide à faire un détour par le Fraternity row, c’est-à-dire une allée faite seulement de résidences de fraternités. Je sens une odeur de saucisse, c’est une fraternité qui fait un petit barbecue dehors à 17h30. Les maisons sont encore une fois superbes, une fraternité a même un canon en guise de statue devant son entrée. L’architecture de chaque fraternité est originale et elles ont un cachet bourgeois typiquement américain. Ouf, la côte de cette allée me fait mal, mais je peux plus revenir en arrière. J’arrive dans un coin de l’université que je ne connais pas et je prie pour que mon sens de l’orientation ne me fasse pas défaut. Je vois de grands stades, le stade de football (européen) dont l’équipe féminine fut championne nationale en 1998. Ah oui, car aux States, le foot est plutôt un sport de nanas… Je passe devant le stade d’athlé, le complexe de piscines, un bâtiment dédié à la Navy où quelques jeunes s’entraînent dehors à tenir correctement des fusils. Sympa l’Amérique ! Je m’éloigne vite de peur de prendre une balle perdue dans l’oignon (balle pas complètement perdue donc).

 

Je commence à flipper car je ne retrouve pas mon chemin, mais je finis par reconnaître le grand stade de football américain au loin. Ouf, car même si j’ai trouvé mon second souffle, je vais pas tenir une éternité non plus, faut pas déconner. Je suis la direction. Au passage, je croise une fille très mignonne qui me redonne du baume au cœur jusqu’à ce que je croise 30 secondes après un latino trop beau gosse sosie d’Enrique Iglesias. Il est temps de rentrer, cela fait déjà une heure que je cours. Je refais un petit crochet par les terrains de tennis où Jérôme et Thibaud jouent encore (enfin si on peut appeler cela jouer !). 

 

Enfin, je fais les derniers mètres en marchant (enfin yards car ces enfoirés de ricains n’utilisent pas nos unités de mesures, alors va savoir ce que cela représente 16oz de coca ou bien 45°F…). Je recontre quelques Delta Delta Delta qui honorent leur réputation de filles superficielles et finit ma route devant les KAT (Kappa Alpha Tau)  qui sont juste à côté de La Mancha qui eux aussi font un barbecue. Les mecs sont jeunes, beau-gosses et friqués... Comme en ESC ? Des mondes proches mais si différents…


A venir dans mes prochains articles : le shopping au mall où comment claquer trop de pépettes en pariant sur une baisse du dollar, le superbowl ce dimanche, le strip club (oui oui !), le voyage à Disney la semaine prochaine, la préparation de Spring Break à Cancun... Stay tuned for more !

Par Jérem
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 07:51

An English article for once! Ok, the problem is that lately, we’ve only been practicing English with Internationals, at least mostly, which prevents us from really improving our language. Of course I’m not saying that we would rock if we were only speaking to Americans, but I can assure you that we have to make special efforts so as to understand them and properly speak to them. Not that we suck that much, it’s just that they talk very fast, often with slang, and if you’re not prepared, you won’t catch any word out of their discussion. We’re doin’ quite well, but still, we have to try hard not to have a damn French accent polluting our speech. This can be done if you focus enough, some Americans even said I sounded like a British guy, which I take for a compliment since I’ve only been to England once and I barely spoke English there! But still, you get confused when you order food in a fast food and that the waiter asks you for what you wanna put into your damn sandwich. So you just point at what looks like some kind of vegetable (not too much, don’t worry) and you pray that it will be his last question because he already thinks you’re a moron. Same when we came out of Walmart last time, some guy asked to see our receipt (to control that we had paid, which is kinda stupid but Americans have a lot of useless jobs apparently). The guy asked us like 5 times before we understood a bloody word (why would a guy wanna see our receipt, come on !). He tried to make fun of us saying : “no comprende inglese ?”. No asshole, we’re French, now give me back my receipt and let me go.

 

There is also David T. Brown, our Capitalism & Regulation professor. Jeez, I would cut his crappy mustache and force him to open more his mouth to finally understand a single word! He doesn’t even change the tone or the pace of his voice when he asks a question so we never know when he’s just making a pause in his speech or when he wants an answer… I think he can see the panic in our eyes when there is a silence and that we don’t even know what he is talking about. When compared to him, it’s a pleasure to listen to our Managerial Economics professor Dr. Berg. It’s all the more the case when he promises us that the most difficult mathematical concept we’ll see is to derive an equation of profit ! Thank you French Junior high school ! Here, most Americans don’t have a big mathematical background since they can choose majors very soon. So it’s easy to look like a genius in front of a very nice blonde girl when you describe a demand curve that you already saw in former courses in Microeconomics…

 

Still, don’t worry dudes, we are speaking good English, either in courses with our homework teams or when we try to order a Baconator combo at Wendy’s, for we know the whole menu. We’ll certainly get even better when we’ll have to read our book in Capitalism & Regulation or when we’ll spend evenings watching TV with commercials each 8 fucking minutes! Btw, we didn’t watch Obama on television, unlike every European fellas, and you know why? Because we just don’t care, we prefer watching ESPN or TV shows such as House MD, How I met your mother or 2 and a half men! To us, the Obama craze is a lil bit overrated, everybody gets nuts as soon as you start talking about him. Except of course if you watch Fox News ! They are so bitter that they try to criticize him on every little point, it’s painful to watch 5 minutes of a so-called political analysis on that channel.

 

But watching TV tends to be boring, since you have to go through 3 commercial breaks for a 20min show. Let alone movies, it’s nearly unwatchable. The good thing is that there are more than 50 channels, but ¾ of them are useless and spend the whole time zapping… directly on the TV because we don’t have a remote yet… Losers (with the fingers on our forehead if you know what I mean…) !

 

We also know we have to make efforts because we often speak French between us, the worst being Thibaud who continues to speak French even if all of us are speaking English… So he tries to translate his lame jokes or puns that are impossible to translate, which results in a big silence… And finally, he asks me to try to translate it better so that someone understands or might even smile, which is virtually impossible... ! Edilson and Jérôme try to speak like gangsta rappers, but they only know a few sentences that they keep on repeating : “oh damn… Yeah motherfucker ! How’s it going? Me? Nuthin’ much ya know…” And that’s it!

Par Jérem
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 11:00

Grosse dégradation de notre régime alimentaire… Déjà que ce n’était pas brillant au début… Evidemment, les résolutions sportives sont passées très vite à la trappe, mais tout ceci était prévisible, seul notre cher Italien Lélé continue d’aller à la salle de muscu avec Jordi l’Espagnol pendant que Jérôme et moi sommes devant notre PC. Jérôme a tenté un sursaut en suivant Edilson à la salle de muscu il y a quelques jours pendant son carême de Burgers (qui n’a au passage duré que 24h…). Effort très vite noyé rassurez-vous dans un océan de trans-fat et carbo-sugars…

 

On est encore tombé en pénurie de Bagels, ce qui est synonyme de catastrophe pour nous. C’est normalement l’idéal pour grignoter, mais on a réussi à liquider 4 paquets en… 4 jours. Du coup, on a de la Cheese Cream à foison, mais ça sert rien (qui a dit comme le BDA ?).

 

On tente pourtant de se donner bonne conscience en bouffant des pâtes avec du bacon contenant 90% de gras et des œufs à la coque blanche comme du plastique, mais on en revient vite aux fondamentaux : les fast-foods.

 

Encore un Burger King avant-hier et le constat est accablant : un Triple Whooper with Cheese ne coûte pas grand-chose (les fast foods sont 75% moins cher qu’en France avec la différence de change comprise) mais bim : 1260 calories dans la musette ! Et oui, aucune faute de frappe, c’est bien la moitié des apports journaliers d’un mec  contenus en un sandwich ! Ce à quoi vous rajoutez des boissons ultra sucrées en minimum 60cl (c’est la dose normale ici, j’vous parle même pas des XL drinks, c’est indécent), et de bonnes frites hyper grasses à 600 calories (ne regardez jamais l’huile qui s’écoule devant vos yeux dans leurs friteuses géantes, vous allez tourner de l’œil).

 

Alors du coup, on se dit qu’on va changer, on va aller à Taco Bell, le fast-food mexicain basique, mais le constat ne change guère. Alors on tente Checkers, une autre chaîne de burgers, idem. On en a même été réduit à dîner dans une chaîne de… donuts. A l’intérieur c’est hallucinant, on voit les cuisines, où des dizaines de donuts passent sur un chariot roulant, sont trempés dans l’huile (horrible), ressortent avant de passer sous  un truc qui les nappe de sucre liquide. Un donut suffit à vous écœurer. Si vous avez goûté à des donuts en France, oubliez, ici c’est dix fois pire. Mais c’est là qu’Abby, notre pote ricaine nous sauve la vie et nous emmène avec sa Mazda 3 dans un vrai Steakhouse à l’américaine : Friday’s. Une heure d’attente (oui oui, on attend comme des galériens avec un numéro comme dans les vieux trucs administratifs), mais cela en vaut la peine. Ambiance garantie, ESPN retransmis sur plein d’écrans, Entrées délicieuses et plats énormes et BONS ! Pour ma part, du poulet et des crevettes marinées dans des herbes et une sauce au fromage, le tout accompagné d’oignons et de purée, excellent. Sachant que là encore, à notre grande surprise, dès que l’on a fini notre verre (de 50cl bien sûr), la serveuse nous rapporte le même rempli ! On a même eu droit à une glace surprise en dessert car Abby a fait croire aux serveurs que c’était l’anniversaire de Thibaud, merci le tuyau pour le dessert  à l’œil !

Aujourd’hui on a tenté Moe’s, fast-food mexicain bien meilleur que Taco Bell. Impossible de finir mon plat : en gros on a 3 galette de fajitas, on choisit plein d’accompagnements et on se fait son mix, le tout accompagné de chips mexicaines (Nachos), et évidemment, toujours le free-refill si terrible pour nos estomacs… Très bon même si on ne capte rien quand les serveurs nous demandent ce que l’on veut, ils parlent vite et sont récalcitrants à jacter vu qu’ils détestent leur job de toute manière…

 

Comment donc ne pas devenir gros dans cet enfer ? Euh… ben on essaie de vivre en décalé déjà, si on se lève à 14h (ce qui se produit beaucoup pendant la semaine car on a que des weekends de 4 jours…) on essaie de prendre juste un petit dej histoire de tenir jusqu’au dîner où l’on se fait plaisir, puis souvent un peu de grignotage en rentrant de soirée avant d’aller se poser au lit devant une série sur le PC (parfois on a même le plaisir d’assister au spectacle de Jérôme qui s’arrache une verrue, le tout pendant que l’on essaie péniblement de faire cuire une sorte de steak qui produit plus d’huile qu’un champ de tournesols…). C’est pas une vie tout ça, on regrette les bons plats de nos mamans, les joies d’un camembert, d’une tartiflette ou d’un saucisson. Ici, impossible de trouver des boissons non-hyper sucrées, des plats hyper gras, sauf à se faire de la bouffe, ce qui est apparemment hors de notre portée…

 

Plaignez-nous mes enfants, car on n’est pas sorti de l’auberge…

Par Jérem
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 08:05

On fait un petit peu la fête. Un tout petit peu seulement vu que mes parents lisent ce blog. Mais bon, avec seulement deux jours de cours par semaine, ça serait un crime de ne pas profiter !

 

Ben oui, pour la plupart on a pris deux cours seulement de janvier à mars (puis 3 ou 4 de mars à mai), ce qui fait 8h de cours par semaine le lundi et le mercredi. L’un est Managerial economics où l’on est pas mal vu que pour le moment ça reprend les cours de microéconomie et stratégie, et puis un cours de Capitalism & Regulation où l’on doit lire un bouquin et écouter un prof bizarre bourré de tics (oui j’ai rien à lui envier) et qui parle dans sa barbe un anglais difficilement pigeable. Avec Jordi, l’espagnol, on avait pris un cours de finance avancé au début : financial decision making. Mais je me suis vite rendu compte que ç n’allait pas pouvoir être possible… Le premier travail de groupe à rendre demandait entre autres nos estimations à 30 ans des primes de risques de je-ne-sais-plus-quel truc d’equity stock markets… Bref j’ai lâché le cours au moment de me pencher sur ce magnifique travail. Ah tiens, je viens de retrouver une des questions (vu que je n’ai jamais rangé ma chambre, toutes mes affaires jonchent le sol qui en est devenu invisible…) : « What is your estimate of the expected compounded real return on U.S. stocks for the long-run (30 years) ? What (geometric) equity risk premium does this imply ? » Sympatouille non ? Ces 2 questions ont eu raison de ma motivation. Sans compter que la moitié des étudiants de ce  cours sont des MBA de trente berges…

 

De plus, tous les internationaux ont lâché leurs cours les plus difficiles afin de profiter un max. Faut dire que bosser au milieu de palmiers à 30° (sauf depuis quelques jours où le temps est horrible) n’est pas très engageant…

 

Bon, je tiens à souligner que pour compenser ce manque de travail, j’assiste à un cours supplémentaire en auditeur libre tous les mardis et jeudi, un cours de finance sympa, surtout que je me farcis pas le boulot de groupe, ce qui est un fardeau encore plus relou qu’en ESC. Les cours deviendront plus costauds dans la deuxième partie du semestre, Capital structure and risk management, Private Equity et un cours de RH pour ma part. Le truc sympa, c’est qu’on ne doit valider que 5 cours dans le semestre, contrairement à notre colloc italien qui doit en valider huit et obtenir des bonnes notes… héhé !

 

Je voulais en venir aux fêtes donc. Inutile de dire que ça chouille pas mal, minimum 3 fois par semaine, avec notamment les samedis qui sont toujours magistraux ! Il faut savoir qu’à Gainesville, tout ferme à 2h, ce qui est très moche pour nous habitués à commencer les soirées tard. Notre colloc est souvent le point de départ des chouilles et on apprend de plus en plus à connaître des américains. La marraine de Thibaud, Abby, est devenu une bonne amie avec ses copains et copines, je pense aussi à Blair, tchatchée par notre Rouennais Edilson qui nous présente des copines affolantes.

 

Parlons-en des nanas amérciaines d’ailleurs ! En boîte, le dépaysement est total. Les filles sont en majorité très mignonnes, toutes habillées sexy ou presque et surtout : elles font les chagasses allumeuses. Elles ne dansent que dos au mec et se trémoussent sans retenue. Là où elles se feraient traiter de tous les noms en Europe, ici ce n’est que coutume. Les mecs en seraient presque blasés. Et oui car les Américaines sont principalement des allumeuses : elles dansent mais ne choppent pas tant que ça. Une nana pourra faire sa grosse pouf, tout en ayant son mec dans la boîte, elle pourra se frotter à son amie voire la caresser un peu sans que cela ne surprenne le quidam… Chouette spectacle donc mais pas hyper passionnant car certainement très frustrant. Et moi au milieu de tout ça ? Oh ben je regarde d’un œil amusé en me demandant ce que peut bien raconter Emanuele, l’Italien, pour embrasser un sosie de Britney Spears. C’est finalement bien plus scandaleux que nos OB !

Par Jérem
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