Attention article fleuve !
Les dernières semaines ont été complètement folles et je peine à retrouver un rythme de vie sain. Je sais, mon style de vie n’a jamais été à citer en exemple dans Femme Actuelle mais là…
La semaine avant Spring Break fut des plus agitées avec la venue du légendaire Teuteu armé de sa coiffure inqualifiable et de ses plus beaux polos. Le petit collègue de l’ESC Toulouse vient me rendre visite pendant 4 jours juste avant de retourner au Costa Rica passer ses partiels.
Présent pour peu de temps, j’ai tenté de lui montrer le mieux de Gainesville et le petit s’est bien amusé je crois.
Entre ballades sur le campus, bouffe hasardeuse (que des fast-foods ou presque pour le
monsieur), tentative de footing avortée transformée en visite du campus avec le lac,les alligators, les hérons et les tortues, le stade de football américain, les bois, pas vraiment le temps
de s’ennuyer.
Malgré tous mes efforts, je n’ai pas réussi à le
convaincre d’aller se faire couper les tifs, ce qui n’a pas empêché le gaillard de séduire les internationales. Exemple de situation en soirée :
« Il est vraiment beau ton copain du Costa Rica, il est où ? » « Euh, là il danse avec une hollandaise donc bon tente plus tard… ». Sacré Teuteu. Chose rare, on est sorti
tous les soirs de la semaine alors que d’habitude on ne bouge qu’à partir du mercredi soir. Autant dire que le rythme imprimé fut rude.
Pourtant, Teuteu nous a même fait le plaisir et l’honneur de s’incruster en cours de RH internationale
avec nous. D’humeur bavarde, on se fait vite repérer par la prof qui ne tarde pas à cibler le groupe de Français comme victimes potentielles de questions chiantes. Je suis d’ailleurs devenu
depuis le représentant des Français dans ce cours qui étudie les comportements propres à chaque pays. La France prend donc cher : « Vous avez 3 mois de vacances » « Vous
bougez pas de vos villes » et j’en passe des plus scandaleuses. J’essaie de justifier les mœurs de mon pays pendant que les autres lâcheurs de Français plongent le nez sur leurs polycopiés
ou leur PC (mention spéciale à Jérôme).
Teuteu s’en est finalement allé dans la nuit de jeudi à vendredi à 3h du mat après une soirée furieuse en boîte et un sprint jusqu’à l’appart pour récupérer ses affaires à temps.
Merci Teuteu ;)
Venons en à Spring Break maintenant.
Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, Spring Break est une semaine de vacances en mars où les étudiants américains vont dans certains lieux faire la fête pendant une semaine. Les spots les plus courus sont Panama City (en Floride, c’est là où est allée Ludivine), Miami, Key West, les Bahamas, la Jamaïque et Cancun au Mexique. C’est dans cette dernière ville que nous avons choisi de séjourner pendant 8 nuits du 7 au 15 mars. Chaque université décide de quelle semaine libre elle accorde aux étudiants et celle-ci est la plus répandue avec celle du 16 au 21.
A l’aéroport d’Orlando, le ton est donné, les 2/3 de l’avion sont remplis de springbreakers tous en shorts et tongs.
Mais l’arrivée à Cancun est moins rose : dès la sortie de
l’aéroport il commence à pleuvoir. Une horde de Mexicains nous harangue sauvagement pour nous proposer un taxi ou nous porter nos bagages. On se croirait au milieu d’un souk au Maroc. Je déteste
ça. Ici tout se négocie et heureusement car on peut vite se faire enc****. Les Mexicains ne sont pas agréables, réclament les pourboires, sont moches,
petits, gros, ont des cheveux merdiques et portent trop souvent la moustache.
Insupportable. Nous voilà donc partis pour notre hôtel en taxi, sous un temps lourd et pluvieux. En dehors de la zone hotelière c’est la jungle ou la zone, les routes sont défoncées et sinon
c’est marécages et arbres (j’ai même cru qu’on allait atterrir dans la forêt…). La zone hotelière est en fait un long boulevard de plusieurs kilomètres entouré de part et d’autre de la baie de
Cancun. On passe devant les plus grands hôtels la bave aux lèvres en craignant pour notre réservation cheap dans u
n hôtel pas dans l’esprit spring break. Arrivés à l’hôtel, un mec nous propose de
prendre nos bagages dès la sortie du taxi. Nan merci coco, j’suis pas pigeon à ce point. D’humeur médiocre, mon énervement grandit quand la nana de
l’accueil me fait comprendre qu’il lui faut le numéro de réservation que je n’ai pas et elle se contrefout que je lui montre mon passeport qui concorde avec le nom de la réservation. Obligé de
trouver un accès à internet dans le centre commercial où on se fait encore haranguer par des vendeurs, je suis pour le moins irritable. Ce problème réglé, on découvre les deux chambres :
Antoine (aussi haineux que moi envers les Mexicains) et Emanuele dans une chambre de deux, Edilson
, Thibaud, Jérôme (pote d’Edilson qui remplace notre Jérôme parti à Shanghaï retrouver
sa dulcinée) et moi. Les chambres sont belles, grandes et pas chères ($250 pour 8 nuits, c’est pas mal). Gros avantage : on est très proches de
tous les clubs et cela va s’avérer être très précieux.
Le premier soir, on va à The City, club gigantesque qui accueille ce soir LMFAO, le groupe que l’on écoute en boucle depuis deux
mois et dont j’ai déjà parlé sur ce blog. Le système est simple : de nombreux rabatteurs dans la rue vendent les bracelets pour les clubs et généralement c’est Open Bar. Génial ?
Oui sauf qu’on ne savait pas au début qu’il fallait filer des pourboires au
x connards de serveurs, surtout que ces enfoirés les réclament. Un comble. En théorie,
on file un tip quand on est satisfait du service, pas avant d’avoir eu son verre. D’autant plus qu’ils sont aussi aimables que Nicole Miquel-Belaud à qui on réclame une validation de son projet
delta tant que tu leur glisses pas un billet. On trouve donc de bons stratagèmes afin d’éviter au maximum le tip. Le concert de LMFAO se passe bien, c’est assez bouillant. Le seul problème est
que la boîte est si gigantesque qu’on se paume facilement entre nous… Autour de ça, il y a de multiples animations (danseuses, jongleurs avec des trucs enflammés, lancers de goodies, jets de
fumée, confettis ou ballons…) qui rendent l’ambiance électrique. On finit la soirée au Domino’s pizza et pendant que les autres commandent, je me décide à uriner discrètement dans un buisson à
côté de la route.
Une fois soulagé, c’est un charmant
policier qui m’accueille et me demande de le suivre à sa voiture en compagnie de son gentil collègue (encore plus moche que lui). J’ai dit qu’ici tout était négociable ? Très bien, négocions
mon infraction… Je sors un billet de 20$, ils font la moue. Dommage connard j’ai que ça. Mon appareil photo ? Comme tu peux le voir y’a des petits pets sur l’écran donc ça ne devrait pas
t’intéresser… Il commence à regarder mes photos et tombe sur une photo de danseuses en tenue légère. « Pornographie ? » me lance-t-il un sourire aux lèvres. Mais tu es très drôle
petit connard à moustache. Bon les 20$ n’ont pas l’air de suffire et je commence à être à court d’idées. Dieu merci, Edilson et Jérôme arrivent et commencent à négocier en espagnol. Ils lâchent
400 pesos en plus et je suis libre. Merci les gars ! Pour un premier jour, c’est déjà bien rempli.
Les jours suivants on découvre un peu la zone, les plages sont moyennes car les hôtels les ont ravagées en se construisant à deux pas.
On préfère donc aller autant que possible à l’hôtel Grand Oasis. 5 étoiles, cadre su
perbe (golf devant siouplait !), buffet et bar à volonté pour 25$ la journée.
C’est l’hôtel numéro 1 pour faire la fête la journée (les photos parlent d’elles-mêmes). Animations, DJ, distribution de bouffe, piscine gigantesque, mer à deux pas, filles mignonnes partout. Ah
j’ai dit mignonnes ? Veuillez m’excuser, en fait ce sont toutes des bombes. Assez étonnant qu’il n’y ait quasiment que ça d’ailleurs.
Ah oui mais en fait les mecs sont tous aussi bien foutus et mignons. Bon ben c’est pas
grave, on va rentrer un peu le ventre as usual. La vie est belle tout de même, on savoure notre chance. On reviendra dans cet hôtel à 4 reprises tout de même, chacune apportant son lot de
scandale et d’amusement. Le buffet est vraiment bien, je m’y gave de lasagnes et glaces à la vanille pendant que les autres font semblant de prendre des fruits et légumes (alors qu’ils vont se
gaver de glaces et burgers quelques heures après). On assiste à des scènes curieuses : un mec seul à une table qui s’effondre de sa chaise, visiblement affecté par un peu d’alcool.
Oui oui, il est 13 heures. Dehors, les springbreakers
s’amusent, bouteilles d’alcool à la main. Un mec verse de la vodka sur son torse et une fille s’empresse d’éviter le gâchis en prenant soin de ne pas laisser une goutte traîner. A un balcon, une
fille sort en serviette, nous regarde, enlève sa serviette. Tiens, mademoiselle tu es nue.
A peine le temps de regarder ailleurs que l’on aperçoit dans une chambre un charmant
monsieur qui remet la culotte d’une jeune femme en place. Sur le podium, les filles bougent leur derrière devant des spectateurs appréciant le spectacle. On assiste aussi à un concours de
rappeurs avec en finale un black qui déchire contre un australien gringalet à lunettes. Ben il est pas aussi bon qu’Eminem le petit. En s’aventurant vers
d’autres balcons, j’aperçois un gros attroupement. Des mecs se pressent en bas afin de
gueuler « show your tits » à des filles qui rechignent peu à la tache. L’attroupement s’élargit de manière spectaculaire à tel point qu’il devient impossible de voir ce qu’il se passe.
Retour à la serviette, alors qu’on discute, une nana sort encore sur son balcon et commence à nous parler. Les mecs, surpris, baragouinent quelques
mots. En réponse, la fille préfère montrer ses seins. D’accord. Ah, carrément, tu les colles contre la baie vitrée même. Oh un monsie
ur t’a rejoint, referme vite le rideau, je crois que tu vas avoir une surprise… A
signaler qu’il y a pas mal de Français présents juste pour Spring Break. Mais ce sont généralement des mecs des cités (reconnaissables entre autres à leur maillot de foot de l’équipe de France)et
leur petit accent racaille, persuadés qu’il vont choper facilement et pouvoir se la raconter.
Les Open Bars quotidiens sont ma foi fort sympathiques, on commence généralement dans un bar en plein air en guise de before, puis on
va dans les grosses boîtes ou les afters. Prenons le mardi soir par exemple où l’on commence dans le bar plein air de The City, avant d’alle
r à The City voir Flo Rida (l’interprète entre autre de Low avec T-Pain). Le club est
blindé mais le concert est fou, je prends un pied de dingue. Cette boîte de nuit au passage acceuillait le lendemain Soulja Boy, Ludacris le vendredi, Jon Digweed le jeudi et T-Pain, Sean Paul,
Snoop Dogg et Nelly la semaine d’après…
Après le
concert, je rejoins les autres qui sont déjà au Beach Club, Club en plein air qui surplombe la mer avec une grande piscine où les copains ne tardent pas à plonger. Cadre superbe et bonne
ambiance.
Les soirs s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Le jeudi est un bon exemple encore : before au Daddy Rock où on a pas besoin de
tiper et avec en prime un Wet body contest. Le concept : des nanas en bikinis se trémoussent et le public vote pour élire la plus gentille qui remporte un prix. La gagnante est incroyable,
ce n’est pas u
ne bombe, c’est un mannequin. Pardon,
je ne sais pas pourquoi je l’écris comme ça : c’est un MANNEQUIN ! A tel point que c’est à se demander si elle n’a pas été engagée par la boîte de nuit pour éviter qu’une autre gagne…
On enchaîne avec le Dadyo, boîte gigantesque encore que je n’aime pas trop car on passe son temps à tenter de naviguer au milieu des pélerins.
Pour finir, on va à l’Ultra Club & Terrace, after mythique en plein air surplombant
Cancun jusqu’à 8h du matin. Ambiance de feu, on en sort alors que le soleil tape déjà. On suit les gens qui veulent aller à un autre after (oui un after après l’after, au bord de la mer cette
fois-ci). Néanmoins, Antoine et moi ne sommes plus très motivés et on regarde avec amusement les autres qui se font r
ejeter de l’after (Thibaud tentera même de passer par derrière le sagouin). On choisit
certains soirs de rester dans un même bar ou club histoire d’y être peinards sans que ce soit trop blindé. Parfois un peu atteints par l’alcool, on réussira même à se laisser attirer dans une
maison close de luxe à 7h du matin en croyant trouver un after. Je te dis pas la surprise quand tu rentres et que tu vois une prostituée te faire la bise… Rassurez-vous, notre argent est resté
dans nos poches. Ici, c’est bien entendu légal et apparemment même les strip-clubs sont plutôt des maisons de passe… Ils font même la pub des « Adult Spa » dans les taxis. Pittoresque.
Les prostituées sont aussi présentes dans les boîtes. On les reconnaît vite à force, ce sont les filles qui dansent seules et accostent des mecs au pif. On en devient si méfiants et blasés qu’en
sortant de club un soir, on croise une fille portant des bas (les jupes américaines sont trop courtes pour les cacher vous aurez deviné),
Thibaud en grand gentleman bourré est tellement surpris d’en voir une si grillée qu’il
lui demande cash : « hey, how much is it for my friend ? ». Réponse de l’interessée : « I AM NOT A PROSTITUTE !!! ». Bien joué Thibaud, grand homme. Le
dernier soir, on choisit d’aller au Coco Bongo, sorte de spectacle cabaret qui se transforme en boîte et pour faire les choses en grand on se prend une bouteille de Jack Daniels histoire de
profiter
du spectacle à une table. Seul inconvénient,
les serveuses qui viennent nous harceler pour nous proposer des shots et se permettent même de nous passer la main sur le torse. Originale la force de vente mais tu peux t’en aller merci.
On repart avec énormément de souvenirs, beaucoup trop pour pouvoir tous les évoquer ici (et cet article est déjà bien
trop long). Au final, on revient complètement épuisés, le bide en vrac et l’impression d’avoir pris 3kg. Ca en valait la peine, c’était incroyable !
On y arrive vers 13h, entrée gratuite, bière et energy drinks offerts, bon DJ et
pour le reste, je vous laisse voir les photos (ainsi que celles de facebook pour un point de vue plus complet). D’entrée, il ne faut surtout pas complexer, que l’on soit mec ou fille.
Disons qu’environ 70% des mecs et filles sont bien gaulés, voire carrément des
bombes. Edilson (dont j’ai utilisé les photos pour facebook et cet article, et oui ce n’est pas moi qui suis responsable de ces photos de pervers, c’était trop honteux à prendre) perd les pédales
et mitraille avec son appareil. On fait un peu le tour, 2 grandes piscines, c’est plutôt blindé de monde, mais pas trop non plus histoire de bien profiter.
Un peu de bouffe gratos est distribuée, mais faut vraiment être con pour prendre des trucs à l’ail dans ce
genre de moments !
L’une d’entre elles à un tatouage dans le bas du dos « Jamaica » entouré de deux flingues tournés
vers ses fesses (on remarquerais même pas son mini maillot rose à pois blancs. Charmant. En parlant de tatouages, beaucoup de jeunes sont tatoués,
et c’est vraiment à l’américaine : « Ambition » « Fight » « Only the strong
survive » « RIP my dad » voire carrément des versets des Evangiles sur les torses et bras. On croise aussi un mec avec les lettres de sa fraternité tatouées dans le dos.
La vie est belle. Antoine est dans le Jacuzzi avec Susanne, une
Norvégienne très sympa. Deux filles sont sur un transat, l’une sur l’autre à faire on-ne-sait-trop-quoi. Un sosie de Nelly (ou 50 Cent) se la raconte bien avec ses tatouages, ses abdos parfaits,
son short de basket descendu en dessous du cul, ses lunettes de soleil et sa casquette à la The Game qui ne devrait normalement pas tenir sur sa tête. Partout les mecs sont trop baraqués et ils
le montrent vraiment. C’est plus un concours de culturisme qu’une petite fête entre amis. On navigue tranquillement au milieu de ça avec nos abdos inexistants et nos pectoraux aux abonnés
absents.
res. On se marre trop, on se balance tous à la flotte comme des gamins de 15 ans (contraste avec les Ricains qui
veulent se la raconter donc), les filles y passent aussi bien entendu. « On s’la kiffe » comme hurle à répétition Bruno. Nidal, un Français hyper baraqué (en photo avec moi), part à la
chasse aux numéros.
Et avec son physique, il pourrait même les obtenir
en insultant les filles qu’il drague je pense. A 16h30, le soleil baisse un peu alors on décide de se bouger dans l’appart de nos compères français.
On est 16 dont 7 Français. Du coup c’est France et Italie (enfin Emanuele quoi) contre le reste de l’Europe
(Espagne, Hollande, Allemagne et Grèce). En arrivant sur le terrain, on aperçoit des groupes de cheerleaders qui s’entraînent ainsi qu’un groupe de filles d’une sororité (on les reconnaît car
elles portent toutes leur K-Way de sororité). Au final on gagne 10-8 au terme d’un match palpitant. Pedro, l’un des Français du MBA Institute nous fait réver avec un hat trick magnifique dont un
but avec une aile de pigeon dos au but et un autre avec une percée extraordinaire qui laisse la défense adverse sans voix. On se détache pour mener 6-1 mais les organismes sont fatigués et étant
pour ma part grandement inutile, je me mets comme gardien, ce qui fait que l’on se fait remonter très vite jusqu’à 6-6 (oui oui).
A notre décharge, les cheerleaders s’entraînent juste à côté de nous, ce qui n’aide pas notre concentration.
C’est tout de même ridicule sur le principe d’être pom-pom girl, mais elles sont jolies donc pardonnables, mis à part quand elles se viandent minablement en tentant de se soulever entre
elles.
je vous écris, mais je joue pas pour justement écrire
cet article et pas me coucher à 5h vu que j’ai cours à 7h30 de Private Equity. Je vais chialer je pense vu que cela demande des pré-requis de finance que je suis loin d’avoir mais on va tenter
pour le fun.
Autant on s’entend à merveille avec Emanuele, autant là ça passe mal. Des
querelles à n’en plus finir sur le chauffage allumé la nuit entre lui, Jérôme et Lele en passant par des mini-brouilles sur de la merde et des petits détails insupportables lorsqu’ils
s’accumulent aussi rapidement. Il nous bassine avec sa musique de merde qu’il passe en boucle, se croit intéressant, me fait la leçon sur la manière de bien se nourrir et d’entretenir son corps
(car moooossieur est bon au basketball voyez-vous et fait de la muscu, et ça, ça plairait même aux nanas) en citant même la pub Activia de Danone (avec le geste vers le bas pour faire caca
siouplait). On le comprend à peine avec son accent de merde, il ose me prendre pour un con car je n’étais pas sûr du fait que la France se situe dans le même fuseau horaire que la Hongrie (ben
c’est très proche voyez-vous, et on a beau lui dire que l’Irlande et la France sont proches et ont pourtant une heure de décalage, il en démord pas le connard). Lele le déteste et nous répète
qu’il souhaite le tuer et je commence à le rejoindre sur ce point.
Cheerleaders
et danseuses omniprésentes (et oui ce n'est pas la même chose), présentation des joueurs comme en NBA avec les lumières baissées, l’orchestre officiel (ça compte comme un cours pour eux, ils ont
des crédits à valider !), les posters des équipes de gymnastique ou des cheerleaders à vendre à l’entrée juste à côté des hot-dogs et nachos, les bus spécialement affrétés pour que tout le
monde puisse assister au spectacle. Les places sont gratuites pour les étudiants, on peut aussi s’inscrire au préalable pour avoir de meilleures places, ce qu’on a fait, mais même en arrivant une
heure avant on ne peut être qu’au 10ème rang.
Les non-étudiants doivent eux payer
et cela ne les empêche pas de venir nombreux et en famille ! Tout le monde porte encore une fois les couleurs des Gators et l’ambiance est très chaude. Les chants ne tardent pas à se faire
entendre. Tous les étudiants sont debout pendant la totalité du match, agitent les petites guirlandes, huent dès que l’équipe adverse a la possession. Un joueur de l’équipe adverse a le malheur
de manquer totalement le panier lors d’un shoot, ce qui lui vaudra d’avoir le public qui lui crie « airball, airball » dès qu’il touche le ballon pendant la totalité du match (ça le
calmera bien d’ailleurs car il ne tentera plus aucun shoot je crois bien). Quand un adversaire rate un lancer franc, le public lui gueule « you suck ! » et quand il le met :
« you still suck !» bien sûr. Les gestuelles propres aux supporters ne tardent pas à rentrer et tout le monde joue le jeu. De très belles actions comme cet ailier des Gators qui contre
deux fois de suite un joueur de Vanderbilt avant de lancer la contre-attaque, un joueur tente alors le lay-up qui rebondit sur l’arceau avant que le contreur n’arrive et ne mette la claquette.
Malgré un nombre important de pertes de balle, c’est un beau match qui est diffusé sur les
chaînes régionales et surtout sur ESPN (qui passe énormément de basket universitaire). Ca fait bizarre de rentrer le soir, d’allumer la télévision et de voir le parquet des Gators sur ESPN
commenté par d’anciens joueurs NBA… Un bon moment en tout cas et j’espère que l’équipe se débrouillera bien dans le tournoi final et qu’on refera le doublé historique de 2006 où les équipes de
basket et de football avaient remporté leur championnats nationaux respectifs.
Ensuite, réformer les agences de notation qui n’ont pas su noter correctement la valeur des Mortgage-Backed
Securites et autres CDOs pour qu’elles retrouvent leur rôle initial de consultants pour les investisseurs. Pour cela, il faut donc réduire les barrières à l’entrée de ce secteur. Enfin, un petit
effort pour une régulation internationale, via le FMI pourquoi pas, mais là on peut toujours rêver en attendant les ricains…
Voici le lien pour
voir les DJs et groupes, ça laisse rêveur :
On est 4 dans la
voiture d’Antoine (IAE Aix-en-Provence), un pote hyper sympa, avec Thibaud qui n’a fait que roupiller, Edilson et moi. On perd les filles d’entrée mais on réussit à trouver la bonne highway et
c’est parti pour 5h30 de ligne droite.
Partout sur le bas-côté, des pubs gigantesques pour
tout et n’importe quoi : restos, le strip club, des avocats, des médecins du coin, vasectomie (véridique)… Antoine nous berce de bon son Hip-Hop US, l’ambiance est vraiment tranquille. Mais
on se rend compte au bout d’un moment que l’on est vraiment au milieu de nulle part sur cette autoroute seulement longée d’arbres et palmiers. Ah, tiens, la jauge d’essence diminue… diminue
encore… toujours pas de station-service alors qu’on est passé devant des centaines 30min avant… on est désormais sur la réserve, la jauge est en dessous de la zone rouge. Nos visages deviennent
pâles, que faire en cas de panne ? les filles ont beaucoup d’avance sur nous en plus… Anaïs (IAE Aix aussi) m’appelle : bon ben la prochaine station est dans 20 à 30 miles. Visages
livides, Antoine se cale derrière une grosse voiture pour l’aspiration, l’air conditionné est éteint et on se regarde comme des merlans frits en guettant un panneau. Enorme soulagement quand on
voit enfin BP à 2 miles ! C’est pas passé loin et on
Sur les aires se trouvent
aussi de grands jets d’eau qui lavent les pare-brises, ils jettent de la flotte presque en continu. Paye ton gaspillage. Plein de péages à la con où l’on paye un dollar pour finalement arriver à
Miami enfin ! Bon forcément, ce sont les nanas qui nous guident donc... on se perd. Après de multiples tentatives, on arrive enfin à Miami Beach. On écoute nos hymnes, Akon, Will Smith –
Miami et sutout LMFAO : I’m in Miami bitch ! voici leur lien Myspace pour l’écouter :
Notre appart est très bien équipé, cuisine avec couverts, Wifi, fer à repasser… Vu qu’on est arrivé en retard, on
va tout de suite acheter de la nourriture et des boissons. On s’arrête dans une pharmacie qui vend boissons, alcool, fleurs, bouffe… Retour à l’appart, on repasse les chemises, les filles
arrivent et petit before rapide. Le problème : on ne va pas là où l’auberge nous proposait d’aller à tarif réduit car apparemment selon une copine de Thibaud c’est moyen. On change dix mille
fois de plan avant d’aller enfin devant une boîte ultra select où tous les videurs sont français. Les filles se démotivent et la moitié s’en vont, du coup, le peu de chances que l’on avait de
rentrer dans ce lieu s’effondre.
Petit coup au moral, on continue de se
balader. On arrive dans un hôtel de luxe qui ouvre ses portes le soir pour des soirées chicos au bord de leur piscine gigantesque bordée de lits. Ca fait assez baisodrome de luxe, les bouteilles
sont au minimum à 300$ mais le cadre est vraiment énorme. On lâche les dernières filles ici et on retourne devant l’hôtel où l’on voit quelques bagnoles sympas (Lamborghini etc.)
On ne se laisse pas démonter et l’on va dans un deuxième hôtel. Rebelotte mais aucune
ambiance. On prend un taxi pour aller à Heathrow, un club bien selon les Français qui y sont. Dommage, on arrive un peu après la bataille et à 20$ l’entrée, non merci. Tiens, une masse de gens
s’accumule non loin du club pour assister à une baston. Sympa. 5 min après, alors que tout est redevenu à peu près calme, je me retourne et vois un mec allongé par terre KO. U
ne autre baston s’était déclarée mais qui s’est très vite terminée apparemment, et personne
a cherché à contredire le vainqueur. La police arrive. Merde, c’est vraiment naze cette soirée. Vendredi 13 sûrement. Pour se consoler on va prendre une pizza géante que l’on ramène à l’appart.
Horrible, j’ai jamais mangé une pizza aussi dégueu.
transpirant le luxe, l’American Airlines Center où joue le Miami Heat et pour ce soir on aurait pu assister à un
concert de Julio Iglesias (St Valentin oblige) ou bien T.I. avec Young Jeezy et Lloyd la semaine d’après. On se gare dans un parking à 20$ (bim ça calme) pour aller dans un grand mall au bord de
la baie. On n’a pas le temps de prendre un bateau pour faire le tour de la baie et à la place on mange dans un « resto » américain de bonnes fajitas. Retour à l’appart, on n’a pas
beaucoup de temps pour se préparer car on a rendez-vous à 23h15 à l’hôtel pour aller au Mansion. En effet, entrée négociée à 5$ (au lieu de 15 ou 20) ça ne se refuse pas. Obligés de s’habiller
plus que correctement pour l’occasion, nous voilà partis pour ce club parmi les plus connus de South Beach. Ils ont reçu Bob Sinclar, Sebastien Leger, Estelle, Blu Cantrelle notamment ces deux
derniers mois et reçoivent Bobby Valentino et Steve Angello cette semaine. Je vous invite à
mater les photos sur leur site. Soirée vraiment énorme, cadre superbe,
Hyper malsain mais là-bas ça choque pas. Je me ballade
avec un pote dans un coin de la salle où un ventilateur souffle derrière nous. Le mec n’arrive pas à allumer sa clope et d’emblée, un gorille du carré VIP vient lui allumer, ce qui nous permet de
regarder entre les jambes d’une des gogo-danseuses pour voir 3 autres danseuses se tripoter sensuellement devant la scène du DJ. Life is sweet…
ça s’invente pas. Edlison et moi nous asseyons à une table car nous ne souhaitons pas commander et l’un des
Français capte que le serveur parle de nous en nous traitant de pédés. Pourquoi donc ? Tout simplement car on est assis l’un à côté de l’autre et qu’on est habillés avec des chemises
rentrées…
Franchement c’est à faire non ?) et puis faudrait caler New York là-dedans… Pffiou, j’vais devoir lâcher un rein si je veux m’offrir tout ça, ou alors je fais
le gigolo comme le mec très beau et musclé qui jouait dans l’eau avec un mec de 70ans sur la plage gay…
Voyage organisé par les Navigators, une sorte de grosse Welcome Team qui nous a mis avec des parrains et marraines. Abby avec qui on traîne souvent par exemple est la Navigator de
Thibaud.
Bon, je suis pas fan de Disney (j’en ai même carrément rien à b…) et pas fan des parcs d’attraction. Je me demande un peu ce que je fais là mais après tout c’est un truc à
voir et pour 150$ les deux jours + hôtel + transport, ça ne se refuse pas.
L’attraction proposée par General Motors (oui oui faut en profiter avant leur faillite) est certes bien réalisée mais on a des sensations pendant à peu près dix
secondes, alors l’heure d’attente fait un peu mal aux fesses. Je ne me souviens déjà plus des autres attractions tellement c’était pas fou ! Pour le dîner, on a réservé dans un restaurant
français, « le restaurant des chefs ». En effet, une partie d’Epcot est une sorte de tour du monde où chaque grande nation est représentée. La France a droit à sa mini tour Eiffel et
ses bâtiments parisiens en plastoc. Chose géniale, tout le personnel du resto est français. On se sent à la maison.
il faut noter les French fries et les French onions qui sont tout simplement… des onions.). Les boissons et le
pain sont en free refill, ce qui est désormais un confort indispensable (oui mais je prends du diet coke donc j’ai le droit). On discute avec les serveurs, on profite de ce moment privilégié où
l’on se sent au pays.
Mais j’ai du mal à rester focus (oui
désolé je peux pas m’arrêter, c’est mon côté K-Maro) vu que plein de monde passe sans cesse devant la télé une bière à la main. Apparemment, les Australiens se sont mal comportésavec une
française, allant même jusqu’à la violenter légèrement, ce qui entraîne une grosse haine Français-Australiens (de toute façon, ils ont des têtes de trous du cul). Je reste tranquilou sur le
canapé SANS boire une goutte d’alcool. J’insiste sur la dernière phrase. La soirée s’achèvera avec son lot de gossip habituel entre nous (débriefing d’environ une heure) et coucher à 5h du
mat.
Non ce n’est pas tranquille. J’ai serré les dents et passé mon temps à me dire que si jamais on déraillait à ce virage y’avait rien pour nous retenir de tomber de 20 mètres. Tous se
sont précipités à la fin de l’attraction pour voir si j’étais encore en vie. Les autres attractions étaient assez variées et toutes sympa, du cinéma 3D au manoir hanté qui fait pas peur mais qui
est super bien animé en passant par des montagnes russes tranquilles (on est à Disneyworld aussi…). Un ptit 4h avec hot dog chili et frites pour 8$ (j’ai la même chose pour 3.20$ à Checker’s). On
se méfie car y’a de grands piafs qui se baladent partout sur Magic Kingdom et chient sur notre bouffe si on se met trop sur a terrasse sans se méfier.
es files d’attente pour
prendre une photo avec Dingo, si vous avez déjà été à un parc d’attraction, y’a rien de plus commun. Retour à Gainesville à 20h, on est décimé par ce week-end, et lundi, y’a cours à 7h25…