Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 08:46

Attention article fleuve !

 

Les dernières semaines ont été complètement folles et je peine à retrouver un rythme de vie sain. Je sais, mon style de vie n’a jamais été à citer en exemple dans Femme Actuelle mais là…

 

La semaine avant Spring Break fut des plus agitées avec la venue du légendaire Teuteu armé de sa coiffure inqualifiable et de ses plus beaux polos. Le petit collègue de l’ESC Toulouse vient me rendre visite pendant 4 jours juste avant de retourner au Costa Rica passer ses partiels.

 

Présent pour peu de temps, j’ai tenté de lui montrer le mieux de Gainesville et le petit s’est bien amusé je crois. Entre ballades sur le campus, bouffe hasardeuse (que des fast-foods ou presque pour le monsieur), tentative de footing avortée transformée en visite du campus avec le lac,les alligators, les hérons et les tortues, le stade de football américain, les bois, pas vraiment le temps de s’ennuyer. Malgré tous mes efforts, je n’ai pas réussi à le convaincre d’aller se faire couper les tifs, ce qui n’a pas empêché le gaillard de séduire les internationales. Exemple de situation en soirée : « Il est vraiment beau ton copain du Costa Rica, il est où ? » « Euh, là il danse avec une hollandaise donc bon tente plus tard… ». Sacré Teuteu. Chose rare, on est sorti tous les soirs de la semaine alors que d’habitude on ne bouge qu’à partir du mercredi soir. Autant dire que le rythme imprimé fut rude. Pourtant, Teuteu nous a même fait le plaisir et l’honneur de s’incruster en cours de RH internationale avec nous. D’humeur bavarde, on se fait vite repérer par la prof qui ne tarde pas à cibler le groupe de Français comme victimes potentielles de questions chiantes. Je suis d’ailleurs devenu depuis le représentant des Français dans ce cours qui étudie les comportements propres à chaque pays. La France prend donc cher : « Vous avez 3 mois de vacances »  « Vous bougez pas de vos villes » et j’en passe des plus scandaleuses. J’essaie de justifier les mœurs de mon pays pendant que les autres lâcheurs de Français plongent le nez sur leurs polycopiés ou leur PC (mention spéciale à Jérôme).

 

Teuteu s’en est finalement allé dans la nuit de jeudi à vendredi à 3h du mat après une soirée furieuse en boîte et un sprint jusqu’à l’appart pour récupérer ses affaires à temps.

 

Merci Teuteu ;)

 

Venons en à Spring Break maintenant.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, Spring Break est une semaine de vacances en mars où les étudiants américains vont dans certains lieux faire la fête pendant une semaine. Les spots les plus courus sont Panama City (en Floride, c’est là où est allée Ludivine), Miami, Key West, les Bahamas, la Jamaïque et Cancun au Mexique. C’est dans cette dernière ville que nous avons choisi de séjourner pendant 8 nuits du 7 au 15 mars.  Chaque université décide de quelle semaine libre elle accorde aux étudiants et celle-ci est la plus répandue avec celle du 16 au 21.

 

A l’aéroport d’Orlando, le ton est donné, les 2/3 de l’avion sont remplis de springbreakers tous en shorts et tongs. Mais l’arrivée à Cancun est moins rose : dès la sortie de l’aéroport il commence à pleuvoir. Une horde de Mexicains nous harangue sauvagement pour nous proposer un taxi ou nous porter nos bagages. On se croirait au milieu d’un souk au Maroc. Je déteste ça. Ici tout se négocie et heureusement car on peut vite se faire enc****. Les Mexicains ne sont pas agréables, réclament les pourboires, sont moches, petits, gros, ont des cheveux merdiques et portent trop souvent la moustache. Insupportable. Nous voilà donc partis pour notre hôtel en taxi, sous un temps lourd et pluvieux. En dehors de la zone hotelière c’est la jungle ou la zone, les routes sont défoncées et sinon c’est marécages et arbres (j’ai même cru qu’on allait atterrir dans la forêt…). La zone hotelière est en fait un long boulevard de plusieurs kilomètres entouré de part et d’autre de la baie de Cancun. On passe devant les plus grands hôtels la bave aux lèvres en craignant pour notre réservation cheap dans u n hôtel pas dans l’esprit spring break. Arrivés à l’hôtel, un mec nous propose de prendre nos bagages dès la sortie du taxi. Nan merci coco, j’suis pas pigeon à ce point. D’humeur médiocre, mon énervement  grandit quand la nana de l’accueil me fait comprendre qu’il lui faut le numéro de réservation que je n’ai pas et elle se contrefout que je lui montre mon passeport qui concorde avec le nom de la réservation. Obligé de trouver un accès à internet dans le centre commercial où on se fait encore haranguer par des vendeurs, je suis pour le moins irritable. Ce problème réglé, on découvre les deux chambres : Antoine (aussi haineux que moi envers les Mexicains) et Emanuele dans une chambre de deux, Edilson , Thibaud, Jérôme (pote d’Edilson qui remplace notre Jérôme parti à Shanghaï retrouver sa dulcinée) et moi. Les chambres sont belles, grandes et pas chères ($250  pour 8 nuits, c’est pas mal). Gros avantage : on est très proches de tous les clubs et cela va s’avérer être très précieux.

 

Le premier soir, on va à The City, club gigantesque qui accueille ce soir LMFAO, le groupe que l’on écoute en boucle depuis deux mois et dont j’ai déjà parlé sur ce blog. Le système est simple : de nombreux rabatteurs dans la rue vendent les bracelets pour les clubs et généralement c’est Open Bar. Génial ? Oui sauf qu’on ne savait pas au début qu’il fallait filer des pourboires au x connards de serveurs, surtout que ces enfoirés les réclament. Un comble. En théorie, on file un tip quand on est satisfait du service, pas avant d’avoir eu son verre. D’autant plus qu’ils sont aussi aimables que Nicole Miquel-Belaud à qui on réclame une validation de son projet delta tant que tu leur glisses pas un billet. On trouve donc de bons stratagèmes afin d’éviter au maximum le tip. Le concert de LMFAO se passe bien, c’est assez bouillant. Le seul problème est que la boîte est si gigantesque qu’on se paume facilement entre nous… Autour de ça, il y a de multiples animations (danseuses, jongleurs avec des trucs enflammés, lancers de goodies, jets de fumée, confettis ou ballons…) qui rendent l’ambiance électrique. On finit la soirée au Domino’s pizza et pendant que les autres commandent, je me décide à uriner discrètement dans un buisson à côté de la route. Une fois soulagé, c’est un charmant policier qui m’accueille et me demande de le suivre à sa voiture en compagnie de son gentil collègue (encore plus moche que lui). J’ai dit qu’ici tout était négociable ? Très bien, négocions mon infraction… Je sors un billet de 20$, ils font la moue. Dommage connard j’ai que ça. Mon appareil photo ? Comme tu peux le voir y’a des petits pets sur l’écran donc ça ne devrait pas t’intéresser… Il commence à regarder mes photos et tombe sur une photo de danseuses en tenue légère. « Pornographie ? » me lance-t-il un sourire aux lèvres. Mais tu es très drôle petit connard à moustache. Bon les 20$ n’ont pas l’air de suffire et je commence à être à court d’idées. Dieu merci, Edilson et Jérôme arrivent et commencent à négocier en espagnol. Ils lâchent 400 pesos en plus et je suis libre. Merci les gars ! Pour un premier jour, c’est déjà bien rempli.

 

Les jours suivants on découvre un peu la zone, les plages sont moyennes car les hôtels les ont ravagées en se construisant à deux pas. On préfère donc aller autant que possible à l’hôtel Grand Oasis. 5 étoiles, cadre su perbe (golf devant siouplait !), buffet et bar à volonté pour 25$ la journée. C’est l’hôtel numéro 1 pour faire la fête la journée (les photos parlent d’elles-mêmes). Animations, DJ, distribution de bouffe, piscine gigantesque, mer à deux pas, filles mignonnes partout. Ah j’ai dit mignonnes ? Veuillez m’excuser, en fait ce sont toutes des bombes. Assez étonnant qu’il n’y ait quasiment que ça d’ailleurs. Ah oui mais en fait les mecs sont tous aussi bien foutus et mignons. Bon ben c’est pas grave, on va rentrer un peu le ventre as usual. La vie est belle tout de même, on savoure notre chance. On reviendra dans cet hôtel à 4 reprises tout de même, chacune apportant son lot de scandale et d’amusement. Le buffet est vraiment bien, je m’y gave de lasagnes et glaces à la vanille pendant que les autres font semblant de prendre des fruits et légumes (alors qu’ils vont se gaver de glaces et burgers quelques heures après). On assiste à des scènes curieuses : un mec seul à une table qui s’effondre de sa chaise, visiblement affecté par un peu d’alcool. Oui oui, il est 13 heures. Dehors, les springbreakers s’amusent, bouteilles d’alcool à la main. Un mec verse de la vodka sur son torse et une fille s’empresse d’éviter le gâchis en prenant soin de ne pas laisser une goutte traîner. A un balcon, une fille sort en serviette, nous regarde, enlève sa serviette. Tiens, mademoiselle tu es nue. A peine le temps de regarder ailleurs que l’on aperçoit dans une chambre un charmant monsieur qui remet la culotte d’une jeune femme en place. Sur le podium, les filles bougent leur derrière devant des spectateurs appréciant le spectacle. On assiste aussi à un concours de rappeurs avec en finale un black qui déchire contre un australien gringalet à lunettes. Ben il est pas aussi bon qu’Eminem le petit. En s’aventurant vers d’autres balcons, j’aperçois un gros attroupement. Des mecs se pressent en bas afin de gueuler « show your tits » à des filles qui rechignent peu à la tache. L’attroupement s’élargit de manière spectaculaire à tel point qu’il devient impossible de voir ce qu’il se passe. Retour à la serviette,  alors qu’on discute, une nana sort encore sur son balcon et commence à nous parler. Les mecs, surpris, baragouinent quelques mots. En réponse, la fille préfère montrer ses seins. D’accord. Ah, carrément, tu les colles contre la baie vitrée même. Oh un monsie ur t’a rejoint, referme vite le rideau, je crois que tu vas avoir une surprise… A signaler qu’il y a pas mal de Français présents juste pour Spring Break. Mais ce sont généralement des mecs des cités (reconnaissables entre autres à leur maillot de foot de l’équipe de France)et leur petit accent racaille, persuadés qu’il vont choper facilement et pouvoir se la raconter.

 

Les Open Bars quotidiens sont ma foi fort sympathiques, on commence généralement dans un bar en plein air en guise de before, puis on va dans les grosses boîtes ou les afters. Prenons le mardi soir par exemple où l’on commence dans le bar plein air de The City, avant d’alle r à The City voir Flo Rida (l’interprète entre autre de Low avec T-Pain). Le club est blindé mais le concert est fou, je prends un pied de dingue. Cette boîte de nuit au passage acceuillait le lendemain Soulja Boy, Ludacris le vendredi, Jon Digweed le jeudi et T-Pain, Sean Paul, Snoop Dogg et Nelly la semaine d’après… Après le concert, je rejoins les autres qui sont déjà au Beach Club, Club en plein air qui surplombe la mer avec une grande piscine où les copains ne tardent pas à plonger. Cadre superbe et bonne ambiance. 

 

Les soirs s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Le jeudi est un bon exemple encore : before au Daddy Rock où on a pas besoin de tiper et avec en prime un Wet body contest. Le concept : des nanas en bikinis se trémoussent et le public vote pour élire la plus gentille qui remporte un prix. La gagnante est incroyable, ce n’est pas u ne bombe, c’est un mannequin. Pardon, je ne sais pas pourquoi je l’écris comme ça : c’est un MANNEQUIN ! A tel point que c’est à se demander si elle n’a pas été engagée par la boîte de nuit pour éviter qu’une autre gagne… On enchaîne avec le Dadyo, boîte gigantesque encore que je n’aime pas trop car on passe son temps à tenter de naviguer au milieu des pélerins. Pour finir, on va à l’Ultra Club & Terrace, after mythique en plein air surplombant Cancun jusqu’à 8h du matin. Ambiance de feu, on en sort alors que le soleil tape déjà. On suit les gens qui veulent aller à un autre after (oui un after après l’after, au bord de la mer cette fois-ci). Néanmoins, Antoine et moi ne sommes plus très motivés et on regarde avec amusement les autres qui se font r ejeter de l’after (Thibaud tentera même de passer par derrière le sagouin). On choisit certains soirs de rester dans un même bar ou club histoire d’y être peinards sans que ce soit trop blindé. Parfois un peu atteints par l’alcool, on réussira même à se laisser attirer dans une maison close de luxe à 7h du matin en croyant trouver un after. Je te dis pas la surprise quand tu rentres et que tu vois une prostituée te faire la bise… Rassurez-vous, notre argent est resté dans nos poches. Ici, c’est bien entendu légal et apparemment même les strip-clubs sont plutôt des maisons de passe… Ils font même la pub des « Adult Spa » dans les taxis. Pittoresque. Les prostituées sont aussi présentes dans les boîtes. On les reconnaît vite à force, ce sont les filles qui dansent seules et accostent des mecs au pif. On en devient si méfiants et blasés qu’en sortant de club un soir, on croise une fille portant des bas (les jupes américaines sont trop courtes pour les cacher vous aurez deviné), Thibaud en grand gentleman bourré est tellement surpris d’en voir une si grillée qu’il lui demande cash : « hey, how much is it for my friend ? ». Réponse de l’interessée : « I AM NOT A PROSTITUTE !!! ». Bien joué Thibaud, grand homme. Le dernier soir, on choisit d’aller au Coco Bongo, sorte de spectacle cabaret qui se transforme en boîte et pour faire les choses en grand on se prend une bouteille de Jack Daniels histoire de profiter du spectacle à une table. Seul inconvénient, les serveuses qui viennent nous harceler pour nous proposer des shots et se permettent même de nous passer la main sur le torse. Originale la force de vente mais tu peux t’en aller merci.

 

On repart avec énormément de souvenirs, beaucoup trop pour pouvoir tous les évoquer ici (et cet article est déjà bien trop long). Au final, on revient complètement épuisés, le bide en vrac et l’impression d’avoir pris 3kg. Ca en valait la peine, c’était incroyable !   

Par Jérem
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 07:46

Ce week-end, c’était American Dream pour nous ! Mal parti pourtant, avec entre autres un réveil difficile le samedi à 8h par l’alarme d’une bagnole. Au programme de ce jour, pool party organisée par une boîte d’événementiel dans un complexe résidentiel où habitent les 4 Français du MBA Institute à Paris. On y arrive vers 13h, entrée gratuite, bière et energy drinks offerts, bon DJ et pour le reste, je vous laisse voir les photos (ainsi que celles de facebook pour un point de vue plus complet). D’entrée, il ne faut surtout pas complexer, que l’on soit mec ou fille. Disons qu’environ 70% des mecs et filles sont bien gaulés, voire carrément des bombes. Edilson (dont j’ai utilisé les photos pour facebook et cet article, et oui ce n’est pas moi qui suis responsable de ces photos de pervers, c’était trop honteux à prendre) perd les pédales et mitraille avec son appareil. On fait un peu le tour, 2 grandes piscines, c’est plutôt blindé de monde, mais pas trop non plus histoire de bien profiter. Un peu de bouffe gratos est distribuée, mais faut vraiment être con pour prendre des trucs à l’ail dans ce genre de moments !

 

Ca renifle le scandale un peu partout, deux nanas (qui sont en photo) font les chagasses. L’une d’entre elles à un tatouage dans le bas du dos « Jamaica » entouré de deux flingues tournés vers ses fesses (on remarquerais même pas son mini maillot rose à pois blancs. Charmant. En parlant de tatouages, beaucoup de jeunes sont tatoués, et c’est vraiment à l’américaine : « Ambition » « Fight » « Only the strong survive » « RIP my dad » voire carrément des versets des Evangiles sur les torses et bras. On croise aussi un mec avec les lettres de sa fraternité tatouées dans le dos.

 

Faisons un petit tour avec Bruno (du MBA Institute). Ils ont ramené la vodka et commencent à se la coller à 14h sous le soleil. La vie est belle. Antoine est dans le Jacuzzi avec Susanne, une Norvégienne très sympa. Deux filles sont sur un transat, l’une sur l’autre à faire on-ne-sait-trop-quoi. Un sosie de Nelly (ou 50 Cent) se la raconte bien avec ses tatouages, ses abdos parfaits, son short de basket descendu en dessous du cul, ses lunettes de soleil et sa casquette à la The Game qui ne devrait normalement pas tenir sur sa tête. Partout les mecs sont trop baraqués et ils le montrent vraiment. C’est plus un concours de culturisme qu’une petite fête entre amis. On navigue tranquillement au milieu de ça avec nos abdos inexistants et nos pectoraux aux abonnés absents.  Un petit coup dans la piscine pour traverser plus facilement le lieu. Les gens se baignent de plus en plus au fur et à mesure, il y a des matelas pneumatiques, un panier de basket au dessus de l’eau et des gobelets rouges qui flottent. Retour avec les aut res. On se marre trop, on se balance tous à la flotte comme des gamins de 15 ans (contraste avec les Ricains qui veulent se la raconter donc), les filles y passent aussi bien entendu. « On s’la kiffe » comme hurle à répétition Bruno. Nidal, un Français hyper baraqué (en photo avec moi), part à la chasse aux numéros. Et avec son physique, il pourrait même les obtenir en insultant les filles qu’il drague je pense. A 16h30, le soleil baisse un peu alors on décide de se bouger dans l’appart de nos compères français.

 

A 17h, tout le monde est bien, juste avec l’ivresse qu’il faut pour passer un moment énorme. Inutile de m’appesantir sur toutes les conneries qui ont pu être faites, les photos facebook témoignent trop bien des événements ! En tout cas un moment génial entre potes, avec même quelques chopes fugaces !

 

On s’en va vers 19h30 en attendant un bus pendant beaucoup trop longtemps. Retour à l’appart pour prendre une douche, manger, se changer, racheter un peu de tiz et refaire un petit before avant de sortir en ville !

 

J’ai des gros problèmes de sommeil ces derniers jours car cette fois-ci encore bien que m’étant couché à pas d’heure je suis encore réveillé… à 8h30. Je peine à me rendormir mais bon. Aujourd’hui c’est football. Il fait beau mais y’a un vent horrible. On est 16 dont 7 Français. Du coup c’est France et Italie (enfin Emanuele quoi) contre le reste de l’Europe (Espagne, Hollande, Allemagne et Grèce). En arrivant sur le terrain, on aperçoit des groupes de cheerleaders qui s’entraînent ainsi qu’un groupe de filles d’une sororité (on les reconnaît car elles portent toutes leur K-Way de sororité). Au final on gagne 10-8 au terme d’un match palpitant. Pedro, l’un des Français du MBA Institute nous fait réver avec un hat trick magnifique dont un but avec une aile de pigeon dos au but et un autre avec une percée extraordinaire qui laisse la défense adverse sans voix. On se détache pour mener 6-1 mais les organismes sont fatigués et étant pour ma part grandement inutile, je me mets comme gardien, ce qui fait que l’on se fait remonter très vite jusqu’à 6-6 (oui oui). A notre décharge, les cheerleaders s’entraînent juste à côté de nous, ce qui n’aide pas notre concentration. C’est tout de même ridicule sur le principe d’être pom-pom girl, mais elles sont jolies donc pardonnables, mis à part quand elles se viandent minablement en tentant de se soulever entre elles.

 

Et pour terminer tranquillement ce week-end, une soirée chez les Hollandais pour parler du Ultra Music Festival (Winter Music Conference) à Miami fin mars. On réservera demain les voitures et l’hôtel. Ca promet d’être dingue, et c’est encore mieux vu qu’on est une dizaine à y aller. Et pour finir un poker à notre appart au moment même où je vous écris, mais je joue pas pour justement écrire cet article et pas me coucher à 5h vu que j’ai cours à 7h30 de Private Equity. Je vais chialer je pense vu que cela demande des pré-requis de finance que je suis loin d’avoir mais on va tenter pour le fun.

 

Et cette semaine, Teuteu vient me rendre visite, ça va être énorme ! Il profite en plus du fait que Jérôme parte à Shanghai pour deux semaines pour avoir une chambre à lui le petit chanceux !

Et samedi on part à Cancun…

Par Jérem
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 02:04

La vie s’égrène plus ou moins tranquillement ces temps-ci. On a désormais un 4ème colloc qui remplit donc la dernière chambre que l’on avait de vide et qui servait d’annexe à la chambre de Jérôme ou bien de chambre d’ami (enfin de chambre de Thibaud pour être plus exact). Il s’appelle Viktor et est hongrois (et on le voit accessoirement un peu sur la photo avec le bus scolaire. Oui c'est bien un marcel que vous apercevez, ça se marie très bien avec les aviators Ray Ban paraît-il). Et beh ça ne se passe pas très bien. Autant on s’entend à merveille avec Emanuele, autant là ça passe mal. Des querelles à n’en plus finir sur le chauffage allumé la nuit entre lui, Jérôme et Lele en passant par des mini-brouilles sur de la merde et des petits détails insupportables lorsqu’ils s’accumulent aussi rapidement. Il nous bassine avec sa musique de merde qu’il passe en boucle, se croit intéressant, me fait la leçon sur la manière de bien se nourrir et d’entretenir son corps (car moooossieur est bon au basketball voyez-vous et fait de la muscu, et ça, ça plairait même aux nanas) en citant même la pub Activia de Danone (avec le geste vers le bas pour faire caca siouplait). On le comprend à peine avec son accent de merde, il ose me prendre pour un con car je n’étais pas sûr du fait que la France se situe dans le même fuseau horaire que la Hongrie (ben c’est très proche voyez-vous, et on a beau lui dire que l’Irlande et la France sont proches et ont pourtant une heure de décalage, il en démord pas le connard). Lele le déteste et nous répète qu’il souhaite le tuer et je commence à le rejoindre sur ce point.

 

J’ai néanmoins réussi à étendre ma patience jusqu’à aller voir un match de basket de l’équipe des Gators. Match très sympa, on a collé une branlée à Vanderbilt, le tout dans un show à l’américaine rodé à merveille. Cheerleaders et danseuses omniprésentes (et oui ce n'est pas la même chose), présentation des joueurs comme en NBA avec les lumières baissées, l’orchestre officiel (ça compte comme un cours pour eux, ils ont des crédits à valider !), les posters des équipes de gymnastique ou des cheerleaders à vendre à l’entrée juste à côté des hot-dogs et nachos, les bus spécialement affrétés pour que tout le monde puisse assister au spectacle. Les places sont gratuites pour les étudiants, on peut aussi s’inscrire au préalable pour avoir de meilleures places, ce qu’on a fait, mais même en arrivant une heure avant on ne peut être qu’au 10ème rang. Les non-étudiants doivent eux payer et cela ne les empêche pas de venir nombreux et en famille ! Tout le monde porte encore une fois les couleurs des Gators et l’ambiance est très chaude. Les chants ne tardent pas à se faire entendre. Tous les étudiants sont debout pendant la totalité du match, agitent les petites guirlandes, huent dès que l’équipe adverse a la possession. Un joueur de l’équipe adverse a le malheur de manquer totalement le panier lors d’un shoot, ce qui lui vaudra d’avoir le public qui lui crie « airball, airball » dès qu’il touche le ballon pendant la totalité du match (ça le calmera bien d’ailleurs car il ne tentera plus aucun shoot je crois bien). Quand un adversaire rate un lancer franc, le public lui gueule « you suck ! » et quand il le met : « you still suck !» bien sûr. Les gestuelles propres aux supporters ne tardent pas à rentrer et tout le monde joue le jeu. De très belles actions comme cet ailier des Gators qui contre deux fois de suite un joueur de Vanderbilt avant de lancer la contre-attaque, un joueur tente alors le lay-up qui rebondit sur l’arceau avant que le contreur n’arrive et ne mette la claquette. Malgré un nombre important de pertes de balle, c’est un beau match qui est diffusé sur les chaînes régionales et surtout sur ESPN (qui passe énormément de basket universitaire). Ca fait bizarre de rentrer le soir, d’allumer la télévision et de voir le parquet des Gators sur ESPN commenté par d’anciens joueurs NBA… Un bon moment en tout cas et j’espère que l’équipe se débrouillera bien dans le tournoi final et qu’on refera le doublé historique de 2006 où les équipes de basket et de football avaient remporté leur championnats nationaux respectifs.

 

Les partiels viennent de se terminer. On est des beaux branleurs tout de même. Quand je pense que je ne suis pas allé à la Nouvelle Orléans pour pouvoir bosser… On avait un travail de 10 pages à rendre sur la réponse en termes de régulation que l’on apporterait à la crise des sub-primes. Tout un programme donc. Pour ma part j’ai baragouiné sur la nécessité de garder un système de règles en ce qui concerne la régulation plutôt que le système britannique basé sur des principes généraux laissés à la discrétion des régulateurs. J’ai tenté de montrer (sans grand succès) qu’il faut améliorer la transparence des transactions bancaires, notamment en évitant qu’elles transitent via des « véhicules » d’investissement louches qui sont abrités dans les paradis fiscaux (et les paradis fiscaux c’est pas bien). Ensuite, réformer les agences de notation qui n’ont pas su noter correctement la valeur des Mortgage-Backed Securites et autres CDOs pour qu’elles retrouvent leur rôle initial de consultants pour les investisseurs. Pour cela, il faut donc réduire les barrières à l’entrée de ce secteur. Enfin, un petit effort pour une régulation internationale, via le FMI pourquoi pas, mais là on peut toujours rêver en attendant les ricains…  

Passionnant tout ça, j’ai fini ce boulot à 7h du mat en y passant la nuit afin de pouvoir commencer les révisions. Et comme toutes les révisions de tout le monde et de tout temps : aucune efficacité. C’est donc les mains dans les poches et pourtant stressés que l’on traverse les deux partiels. Cela devrait passer, c’est le principal. Grosse ombre au tableau, j’ai complètement craqué et ruiné mes ongles. J’avais réussi à arrêter pendant 5 mois mais là en 3 jours je les ai tellement rongé que j’en ai mal aux doigts rien qu’en tapant sur mon clavier… J’espère pouvoir faire en sorte qu’ils repoussent mais rien n’est moins sûr désormais…

 

Quelques projets ? Il y a tout d’abord Spring Break, la fameuse semaine de vacances où tous les étudiants américains font la fête comme jamais. Pour nous cela sera Cancun au Mexique, une des meilleures destinations pour une fête de cette ampleur avec Miami mais cette dernière ville est très chère. 8 nuits donc à 6 ou 7 dans un hôtel, avion aller-retour + 8 nuits : 500$. Ensuite, il y aura la Winter Music Conference à Miami fin mars, l’un des plus gros festivals de musique electro-house-techno-drum’n’bass au monde (cf. photo d'une des scènes de l'an dernier). Voici le lien pour voir les DJs et groupes, ça laisse rêveur : www.ultramusicfestival.com . David Guetta, The Prodigy, Moby, Pendulum, Black Eyed Peas, Bloc Party, Carl Cox, Erick Morillo, Noisia, Benny Benassi, Tiesto, Fedde le Grand et j’en passe. 130$ le weekend ou bien 350$ en VIP. Ensuite, on ira sûrement voir le match de NBA Orlando – Cleveland début avril, à savoir la 1ère équipe de la ligue contre la 3ème (actuellement). Enfin en mai je dispose de 3 semaines entre la fin des cours et mon retour dans notre cher pays. Alors là ça sera sûrement quelques jours à Miami Beach, une visite des îles Key, un voyage à New York... Et le clou : pourquoi pas la croisière aux Bahamas ! Pour une semaine, on peut en trouver d’ici à 250-400$ tout inclus ! Oui je sais ça vous dégoûte. Héhé. Mais encore faudra-t-il que cela soit possible pécuniairement parlant…

Par Jérem
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 05:36

Je suis tombé amoureux de cette ville ! Tous les clichés sont présents et c’est vraiment le rêve.

 

On s’est vraiment organisé à l’arrache pourtant, réservation d’une auberge de jeunesse pour 6 la veille, bagnoles louées, on part donc à trois voitures, 6 filles et 6 mecs internationaux (mais dont 6 Français). On est 4 dans la voiture d’Antoine (IAE Aix-en-Provence), un pote hyper sympa, avec Thibaud qui n’a fait que roupiller, Edilson et moi. On perd les filles d’entrée mais on réussit à trouver la bonne highway et c’est parti pour 5h30 de ligne droite. Partout sur le bas-côté, des pubs gigantesques pour tout et n’importe quoi : restos, le strip club, des avocats, des médecins du coin, vasectomie (véridique)… Antoine nous berce de bon son Hip-Hop US, l’ambiance est vraiment tranquille. Mais on se rend compte au bout d’un moment que l’on est vraiment au milieu de nulle part sur cette autoroute seulement longée d’arbres et palmiers. Ah, tiens, la jauge d’essence diminue… diminue encore… toujours pas de station-service alors qu’on est passé devant des centaines 30min avant… on est désormais sur la réserve, la jauge est en dessous de la zone rouge. Nos visages deviennent pâles, que faire en cas de panne ? les filles ont beaucoup d’avance sur nous en plus… Anaïs (IAE Aix aussi) m’appelle : bon ben la prochaine station est dans 20 à 30 miles. Visages livides, Antoine se cale derrière une grosse voiture pour l’aspiration, l’air conditionné est éteint et on se regarde comme des merlans frits en guettant un panneau. Enorme soulagement quand on voit enfin BP à 2 miles ! C’est pas passé loin et on  ne nous y reprendra plus !

 

On s’arrête bouffer à Burger king dans une aire d’autoroute qui est la copie conforme de plusieurs aires que l’on trouvera le long du chemin, c’en est flippant : « mais attends, on tourne en rond depuis une heure ? ».

 

Les Ricains sont vraiment étranges, ils conduisent comme des branques : on peut doubler par la droite, être sur la voie de gauche et bloquer tout le monde, sortir d’une autoroute par la gauche… Sur les aires se trouvent aussi de grands jets d’eau qui lavent les pare-brises, ils jettent de la flotte presque en continu. Paye ton gaspillage. Plein de péages à la con où l’on paye un dollar pour finalement arriver à Miami enfin ! Bon forcément, ce sont les nanas qui nous guident donc... on se perd. Après de multiples tentatives, on arrive enfin à Miami Beach. On écoute nos hymnes, Akon, Will Smith – Miami et sutout LMFAO : I’m in Miami bitch ! voici leur lien Myspace pour l’écouter : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&friendID=188685393

 

L’auberge de jeunesse est vraiment cool, on a un appart de 6 pour nous à quelques rues. Coïncidence géniale, on croise dans l’auberge les 3 Français en échange dans l’autre université de Floride en partenariat avec l’ESC à Fort Myers, Anne-Laure, Audrey et Mathieu. Notre appart est très bien équipé, cuisine avec couverts, Wifi, fer à repasser… Vu qu’on est arrivé en retard, on va tout de suite acheter de la nourriture et des boissons. On s’arrête dans une pharmacie qui vend boissons, alcool, fleurs, bouffe… Retour à l’appart, on repasse les chemises, les filles arrivent et petit before rapide. Le problème : on ne va pas là où l’auberge nous proposait d’aller à tarif réduit car apparemment selon une copine de Thibaud c’est moyen. On change dix mille fois de plan avant d’aller enfin devant une boîte ultra select où tous les videurs sont français. Les filles se démotivent et la moitié s’en vont, du coup, le peu de chances que l’on avait de rentrer dans ce lieu s’effondre. Petit coup au moral, on continue de se balader. On arrive dans un hôtel de luxe qui ouvre ses portes le soir pour des soirées chicos au bord de leur piscine gigantesque bordée de lits. Ca fait assez baisodrome de luxe, les bouteilles sont au minimum à 300$ mais le cadre est vraiment énorme. On lâche les dernières filles ici et on retourne devant l’hôtel où l’on voit quelques bagnoles sympas (Lamborghini etc.) On ne se laisse pas démonter et l’on va dans un deuxième hôtel. Rebelotte mais aucune ambiance. On prend un taxi pour aller à Heathrow, un club bien selon les Français qui y sont. Dommage, on arrive un peu après la bataille et à 20$ l’entrée, non merci. Tiens, une masse de gens s’accumule non loin du club pour assister à une baston. Sympa. 5 min après, alors que tout est redevenu à peu près calme, je me retourne et vois un mec allongé par terre KO. U ne autre baston s’était déclarée mais qui s’est très vite terminée apparemment, et personne a cherché à contredire le vainqueur. La police arrive. Merde, c’est vraiment naze cette soirée. Vendredi 13 sûrement. Pour se consoler on va prendre une pizza géante que l’on ramène à l’appart. Horrible, j’ai jamais mangé une pizza aussi dégueu.

Mauvais bilan, on fera mieux demain pour la St Valentin.

 

Lever en fin de matinée, on va direct à la plage. Temps radieux (entre 30 et 35° sur le week-end), terrains de beach volley à gogo, filles refaites en roller, mecs qui font de la muscu très impressionnants, surveillants de plage comme dans Alerte à Malibu, sable blanc (artificiel), jet-ski, eau transparente…

 

En fin d’aprem, on va faire un tour du côté de Bayside, on retraverse le pont, on aperçoit des îles privées transpirant le luxe, l’American Airlines Center où joue le Miami Heat et pour ce soir on aurait pu assister à un concert de Julio Iglesias (St Valentin oblige) ou bien T.I. avec Young Jeezy et Lloyd la semaine d’après. On se gare dans un parking à 20$ (bim ça calme) pour aller dans un grand mall au bord de la baie. On n’a pas le temps de prendre un bateau pour faire le tour de la baie et à la place on mange dans un « resto » américain de bonnes fajitas. Retour à l’appart, on n’a pas beaucoup de temps pour se préparer car on a rendez-vous à 23h15 à l’hôtel pour aller au Mansion. En effet, entrée négociée à 5$ (au lieu de 15 ou 20) ça ne se refuse pas. Obligés de s’habiller plus que correctement pour l’occasion, nous voilà partis pour ce club parmi les plus connus de South Beach. Ils ont reçu Bob Sinclar, Sebastien Leger, Estelle, Blu Cantrelle notamment ces deux derniers mois et reçoivent Bobby Valentino et Steve Angello cette semaine. Je vous invite à mater les photos sur leur site. Soirée vraiment énorme, cadre superbe,  3 grandes salles très classes, 5 grands bars, plein de serveuses affolantes, le DJ avec une scène digne du Bikini à Toulouse et une zik énorme, des gogo-danseuses très sympathiques, une danseuse en l’air en équilibre sur un anneau au milieu du carré VIP. Petits faits marquants : en allant aux toilettes, on peut se remettre du gel, de multiples savons, crèmes hydratantes, choisir l’un des multiples parfums disponibles et enfin, un mec nous tend même la serviette pour s’essuyer les mains. Hyper malsain mais là-bas ça choque pas. Je me ballade avec un pote dans un coin de la salle où un ventilateur souffle derrière nous. Le mec n’arrive pas à allumer sa clope et d’emblée, un gorille du carré VIP vient lui allumer, ce qui nous permet de regarder entre les jambes d’une des gogo-danseuses pour voir 3 autres danseuses se tripoter sensuellement devant la scène du DJ. Life is sweet…

 

L’argent et l’alcool coulent à flot, les Français du MBA Institute de Paris claquent 700$ pour deux bouteilles à une table. Red Bull et Coca en free-refill, les serveuses viennent les tchatcher ainsi que des filles visiblement intéressées, les serveurs tirent la nappe pour qu’elle soit niquel, ils alignent même les verres !

 

Bref une énorme soirée de St Valentin, même si tu sens que sans beaucoup d’argent tu n’existes pas ! Monde très factice mais très sympathique. Enfin c’est l’avers du décor, car l’envers est moins reluisant avec une de nos copines suédoises qui s’est fait voler son sac à main à l’arrachée avec notamment son passeport dedans et qui ont du aller au commissariat pour identifier des suspects. De notre côté, on s’arrête dans un fast-food « fatburger », ça s’invente pas. Edlison et moi nous asseyons à une table car nous ne souhaitons pas commander et l’un des Français capte que le serveur parle de nous en nous traitant de pédés. Pourquoi donc ? Tout simplement car on est assis l’un à côté de l’autre et qu’on est habillés avec des chemises rentrées…

 

Le lendemain, retour à la plage histoire d’approfondir les coups de soleil. On va faire un tour du côté de la plage gay. Très drôle en tout cas, plein de mecs bien foutus mais tous en boxer de bain (je fais pas le malin car j’en ai un aussi mais ici c’est très déconseillé). Cela se sent tout de suite qu’un truc est différent sur ce bout là de la plage ! Au final on repart vers 15h avec des souvenirs plein la tête et l’envie de revenir très vite ! Et même si possible de trouver un stage ici !

 

Dans l’idéal j’aimerais revenir à Miami avant mai, puis y passer plusieurs jours en mai (je finis le 1er et ne repart que le 20), puis visiter les îles Keys, faire une croisière aux Bahamas (moins de 300$ depuis ici ! Franchement c’est à faire non ?) et puis faudrait caler New York là-dedans… Pffiou, j’vais devoir lâcher un rein si je veux m’offrir tout ça, ou alors je fais le gigolo comme le mec très beau et musclé qui jouait dans l’eau avec un mec de 70ans sur la plage gay…

 

Bon et dernière chose, je me suis remotivé à perdre du ventre en vue de Spring Break à Cancun car à Miami c’est juste pas possible de se balader dans mon état !

Par Jérem
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 02:20

Ce week-end, c’était Disney à Orlando. Voyage organisé par les Navigators, une sorte de grosse Welcome Team qui nous a mis avec des parrains et marraines. Abby avec qui on traîne souvent par exemple est la Navigator de Thibaud.

 

Jérôme, Edilson et moi avions fait une petite chouille la veille, ce qui a rendu le réveil difficile avec seulement 3h de sommeil… J’ai fait ce que j’ai pu pour trouver des photos vu que Jérôme avait oublié de charger son appareil photo, et pour ma part j’ai carrément oublié le mien.1h30 de bus pour aller poser nos trucs à l’hôtel ou à peu près, me souviens pas j’ai dormi (bouche ouverte comme un con avec les autres prenant des photos). Bon, je suis pas fan de Disney (j’en ai même carrément rien à b…) et pas fan des parcs d’attraction. Je me demande un peu ce que je fais là mais après tout c’est un truc à voir et pour 150$ les deux jours + hôtel + transport, ça ne se refuse pas.

 

On a passé l’aprem à EPCOT, un des parcs de Disney ayant pour thème le futur. Je crois que Disney Orlando possède 4 parcs à thème et 2 parcs aquatiques. Le complexe de parcs est tout simplement gigantesque, on passe 10 bonnes minutes sur les autoroutes à l’intérieur du complexe pour rejoindre le parc Epcot. Disney possède un espace immense, il y a des réserves naturelles, des lacs… Epcot en soi n’est pas extraordinaire, les attractions n’ont pas l’air folles. On tombe sur Tic et tac (nommés Chipen & Dale en anglais je crois, curieux tout de même) et même en promettant 50$ à Jérôme, celui-ci refuse de se laisser prendre en photo avec eux en mimant une position sexuelle.

 

Pas de temps ) perdre, on fait 4 attractions dans le parc, mais rien n’est vraiment fou. Les attractions sont certes extrêmement bien faites mais cela reste enfantin et même moi qui suis une vraie fiotte en matière de sensations fortes, je reste sur ma faim. L’attraction proposée par General Motors (oui oui faut en profiter avant leur faillite) est certes bien réalisée mais on a des sensations pendant à peu près dix secondes, alors l’heure d’attente fait un peu mal aux fesses. Je ne me souviens déjà plus des autres attractions tellement c’était pas fou ! Pour le dîner, on a réservé dans un restaurant français, « le restaurant des chefs ». En effet, une partie d’Epcot est une sorte de tour du monde où chaque grande nation est représentée. La France a droit à sa mini tour Eiffel et ses bâtiments parisiens en plastoc. Chose géniale, tout le personnel du resto est français. On se sent à la maison.

 

Les prix nous ramènent vite à la réalité hélas. Mais la bouffe française nous manque trop, du coup, au diable l’avarice, je craque sur le filet de bœuf grillé sauce au poivre avec gratin dauphinois et haricots verts (les haricots verts sont curieusement nommés « french style green peas », mais ici ils ont une couleur plus claire, plus artificielle, et ont moins de goût, ce qui me convient parfaitement vu que je n’aime pas ça. D’ailleurs, au chapitre de la bouffe prétendument française, il faut noter les French fries et les French onions qui sont tout simplement… des onions.). Les boissons et le pain sont en free refill, ce qui est désormais un confort indispensable (oui mais je prends du diet coke donc j’ai le droit). On discute avec les serveurs, on profite de ce moment privilégié où l’on se sent au pays.

 

Le plat est délicieux, je pense avoir eu un orgasme buccal. Les profiteroles finissent parfaitement de façonner mon ventre de la forme d’une femme attendant des octuplés. La note arrive. Je ne communiquerai pas le montant afin de ne pas faire peur à mes parents (qui vont se ruer sur mon compte épargne après avoir lu cet article), mais en tout cas, les taxes non incluses sur la carte font bien mal au popotin. Mais ça en valait la peine car c’est le meilleur souvenir que je garde d’Epcot. On fait un petit tour parmi les différentes nations, tous les clichés sont présents…

 

Retour à l’hôtel, je suis bien crevé et la soirée pour moi se résumera à tenter de regarder des programmes pourris à la télé américaine : un programme faisant l’apologie des tasers (beaucoup plus sympa et efficaces que les armes à feu selon eux), du bon vieux catch bien viril et bien faké (oui on parle comme Van Damme en francisant plein de verbes, c’est horrible), un aspirateur révolutionnaire, un film asiatique doublé par… des Mexicains, le fameux Jerry Springer show, un reportage sur le scandale Monica Lewinsky (Levinsky  ?), les feux de l’amour… Mais j’ai du mal à rester focus (oui désolé je peux pas m’arrêter, c’est mon côté K-Maro) vu que plein de monde passe sans cesse devant la télé une bière à la main. Apparemment, les Australiens se sont mal comportésavec une française, allant même jusqu’à la violenter légèrement, ce qui entraîne une grosse haine Français-Australiens (de toute façon, ils ont des têtes de trous du cul). Je reste tranquilou sur le canapé SANS boire une goutte d’alcool. J’insiste sur la dernière phrase. La soirée s’achèvera avec son lot de gossip habituel entre nous (débriefing d’environ une heure) et coucher à 5h du mat.

 

Levés 9h, on se gave un max au ptit dej pour éviter d’avoir à se couper un rein afin de se payer un burger sur le parc. Ce jour-là, c’est Magic Kingdom. Plus de navettes donc on prend un taxi à 13… dans une voiture de 8 personnes. Le pauvre taxi driver doit s’arrêter pour augmenter la presison de ses pneus. Arrivés à Disney, on doit prendre un monorail afin de rejoindre Magic Kingdom qui est entouré d’eau. A 50 mètres de haut dans un petit wagon, je fais pas le mariole.

 

Magic Kingdom est beaucoup plus « enchanté » qu’Epcot, beaucoup plus grand aussi. Les attractions étaient bien plus exaltantes. Le Splash mountain était fort sympa, une ptite croisière avec des splashs dans l’eau. Les personnes devant nous ont fini l’attraction sèches alors que nous… Je  me demande comment on a fait pour se tremper à ce point. Avec un finish en grande chute, j’ai eu ma première montée d’adrénaline et une insulte non retenue quand j’ai vu la hauteur de la descente. Les autres ont vite compris que les rollercoasters n’étaient pas mon truc du coup j’étais le petit douillet de la bande. Ces enfoirés ont refusé de m’expliquer Space mountain et m’ont dit : « non mais t’inquiète, c’est tranquille. » Non ce n’est pas tranquille. J’ai serré les dents et passé mon temps à me dire que si jamais on déraillait à ce virage y’avait rien pour nous retenir de tomber de 20 mètres. Tous se sont précipités à la fin de l’attraction pour voir si j’étais encore en vie. Les autres attractions étaient assez variées et toutes sympa, du cinéma 3D au manoir hanté qui fait pas peur mais qui est super bien animé en passant par des montagnes russes tranquilles (on est à Disneyworld aussi…). Un ptit 4h avec hot dog chili et frites pour 8$ (j’ai la même chose pour 3.20$ à Checker’s). On se méfie car y’a de grands piafs qui se baladent partout sur Magic Kingdom et chient sur notre bouffe si on se met trop sur a terrasse sans se méfier.

 

Quelque chose de frappant à Disneyworld en particulier mais qui est valable un peu partout, ce sont le nombre d’employés inutiles, qui sont juste là pour répondre à des questions, tenir un panneau (sisi), agiter une lumière pour dire que c’est par là alors qu’on n’a pas le choix… et aussi le nombre de sexa et septuagénaires qui travaillent encore. Je vous passe les détails sur les attractions, l es files d’attente pour prendre une photo avec Dingo, si vous avez déjà été à un parc d’attraction, y’a rien de plus commun. Retour à Gainesville à 20h, on est décimé par ce week-end, et lundi, y’a cours à 7h25…

 

Prochains articles : shopping au mall, les premiers résultats de cours, Spring break à Cancun, Miami ce week-end, peut-être mardi gras à New Orleans, le nouveau colloc, la galère à venir des partiels... Ciao les loulous !  

Par Jérem
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